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	<title>Société de Stratégie &#187; e-agir</title>
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	<description>« Un réseau et une démarche pour comprendre le monde »</description>
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		<title>Nouvelles de Chine – mars 2019</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Mar 2019 23:24:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vincent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[e-agir]]></category>

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		<description><![CDATA[1/ Deux sessions 2019 : la lutte contre la corruption et l’Etat de droit en tête des préoccupations des citoyens Zhang Yang, journaliste au Quotidien du Peuple La deuxième session de la 13e Assemblée populaire nationale et la deuxième session du 13e Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois se déroulent à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">1/ Deux sessions 2019 : la lutte contre la corruption et l’Etat de droit en tête des préoccupations des citoyens</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Zhang Yang</strong>, journaliste au <em>Quotidien du Peuple</em></p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième session de la 13<sup>e</sup> Assemblée populaire nationale et la deuxième session du 13<sup>e</sup> Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois se déroulent à Beijing en mars 2019. Par ailleurs, l&rsquo;année 2019 marque le 70<sup>e</sup> anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, c’est pourquoi les Deux sessions nationales de cette année attirent particulièrement l&rsquo;attention…<span id="more-6410"></span><br />
Sur ce sujet, qu’est-ce qui intéresse le plus les Chinois ? Les résultats de l&rsquo;« Enquête sur les Deux sessions » menée par le <em>Quotidien du Peuple</em>, montrent que la campagne de lutte contre la corruption, la gouvernance du pays dans le cadre d’un Etat de droit et la sécurité sociale figurent aux trois premiers rangs des thèmes qui intéressent le plus les citoyens. …Au cours des 17 dernières années de l&rsquo;« Enquête sur les Deux sessions » du Quotidien du Peuple en ligne, la question de la « lutte contre la corruption » a été à huit reprises le sujet qui a attiré le plus l&rsquo;attention des internautes. Cette année, ce thème figure, une fois de plus, à la première place de la liste des mots suscitant le plus l’intérêt des citoyens. En outre, l&rsquo;intérêt du peuple chinois pour la « mise en place d&rsquo;un régime d’Etat de droit à part entière » s&rsquo;est nettement accru, se classant au deuxième rang de la liste des sujets les plus cités.<br />
La troisième place de la liste, la « couverture sociale », concerne les intérêts vitaux de centaines de millions de personnes. L&rsquo;enquête a montré que de nombreux internautes chinois s’intéressent de près à « l&rsquo;amélioration du niveau de l&rsquo;assurance maladie de base et de l&rsquo;assurance pour maladies graves », à « l&rsquo;amélioration des pensions de base des retraités et des pensions de base pour les résidents urbains et ruraux » et à « l&rsquo;amélioration du transfert et de la continuité interrégionaux des relations d&rsquo;assurance sociale ».<br />
La réforme de l’éducation, une Chine en bonne santé, les services gouvernementaux Internet +, la répartition des richesses, la lutte contre la pauvreté, le système de logement et l’environnement écologique occupent respectivement les 4e à 10e places. A noter que le terme « Services gouvernementaux Internet + » est un nouveau venu de cette année. Selon l&rsquo;enquête, plus de la moitié des internautes ont utilisé des services de demandes de renseignements et de paiement d’amendes pour infractions aux règles de la circulation, de paiement, de déclaration à la police ou de fonds de prévoyance en ligne.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>*</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">2/ Comment l&rsquo;agriculture spécifique aide les agriculteurs à sortir de la pauvreté</span></strong></p>
<p><strong>Cao Shulin et Li Xinyi</strong>, journalistes au <em>Quotidien du Peuple</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le village de Xiaomiaozi, à l&rsquo;ouest de la ville de Chifeng, dans la région autonome de Mongolie intérieure, compte 2 700 habitants, mais seulement 5 370 mu de terres cultivées (1 hectare = 15 mu. NDR). En raison du petit nombre d&rsquo;habitants, de ressources en terres limitées et de pratiques agricoles arriérées, le village de Xiaomiaozi a dans le passé souffert de la pauvreté. Mais au cours des dernières années, il s’est engagé sur la voie du développement spécifique en plantant des carottes et des plantes médicinales chinoises.<br />
La culture des plantes médicinales chinoises, principalement du platycodon grandiflorus, est l’industrie traditionnelle du village de Xiaomiaozi. Afin de concentrer les ressources, une coopérative a été créée dans le village. Les coopératives transfèrent les terres de manière centralisée, fournissent des semences, des conseils techniques, des informations sur le marché aux habitants et vendent leurs produits de manière uniforme. L’année dernière, le village a construit 150 mu de serres agricoles et 2 700 mu d’irrigation au goutte-à-goutte, contre 2 200 mu de plantes médicinales chinoises, dont plus de 20 variétés de platycodon, ginseng, de codonopsis (ou ginseng du pauvre) et de Saposhnikovia divaricata, offrant du travail à plus de 600 habitants dans le village. « A l’état brut, le platycodon est vendu très bon marché, mais s’il est pelé, il peut se vendre 0,80 yuan la livre. Pendant la saison de la cueillette des herbes médicinales, nous pouvons gagner sept ou huit mille yuans par mois ! », a déclaré Zhang Shuling, une villageoise.<br />
L&rsquo;agriculture spécifique aide le village à lutter de manière ciblée contre la pauvreté. Auparavant, il y avait 51 ménages enregistrés comme touchés par la pauvreté comptant 104 personnes dans le village ; 36 ménages représentant 70 personnes sont sortis de cette situation en deux ans, et cette année, tous les ménages pauvres seront sortis de la pauvreté. L&rsquo;année dernière, le village de Xiaomiaozi a rénové 4,5 km de routes entourant le bourg, a posé des réverbères, installé un terrain de jeu en plastique aménagé sur le terrain de jeu de l&rsquo;école du village et construit un site d&rsquo;enfouissement à l’épreuve des fuites et des infiltrations. Enfin, un pavillon du folklore et un centre d&rsquo;accueil touristique rural ont vu le jour.<br />
Le village de Xiaomiaozi est l&rsquo;incarnation même des mesures précises prises par la Chine pour réduire la pauvreté. Au cours des cinq dernières années, près de 60 millions de Chinois ont été sortis de la pauvreté, ce qui équivaut à une personne franchissant le seuil de pauvreté toutes les trois secondes. En 2018, 13,86 millions de ruraux pauvres en Chine ont été extraits de la pauvreté et l&rsquo;incidence de la pauvreté rurale est tombée à 1,7%. En combinant les conditions spécifiques de diverses zones touchées par la pauvreté pour réaliser une sorte d’« irrigation goutte à goutte précise » en vue de réduire la pauvreté, la Chine va désormais s’attacher à ce que tous les habitants pauvres des zones rurales soient sortis de la pauvreté d’ici à 2020.</p>
<p style="text-align: center;">*</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">3/ La Commission nationale de supervision de la Chine fête son premier anniversaire</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pei Guangjiang</strong>, journaliste au <em>Quotidien du Peuple</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le 1<sup>er</sup> mars 2019, le Quotidien du Peuple a publié un article rappelant que la Commission nationale de supervision a été créée en mars 2018 et que depuis l’année qui s’est écoulée, la réforme du système de supervision nationale a été approfondie, ouvrant un nouveau chapitre dans les travaux de lutte contre la corruption du Parti et de l’Etat. L&rsquo;article a par ailleurs précisé qu&rsquo;en 2018, dans l’ensemble du pays, les organes nationaux d&rsquo;inspection et de surveillance de la discipline ont établi un total de 638 000 dossiers pour investigations, pénalisant <strong>621 000 personnes</strong>, soit une augmentation respective de 20,9% et 17,8%, le niveau le plus élevé jamais atteint au cours des 40 années qui se sont passées depuis la création des organismes d’inspection disciplinaire.<br />
En mars 2018, la 13<sup>e</sup> Assemblée populaire nationale a adopté un amendement à la Constitution et une loi sur la supervision afin de mettre en place la Commission nationale de supervision et ses dirigeants. C’est le 23 mars 2018 que la « Commission nationale de supervision de la République populaire de Chine » a été officiellement dévoilée. A ce jour, tous les comités de supervision nationaux, provinciaux, municipaux et de comté ont été formés et la réforme du système de supervision chinois est entrée dans une nouvelle phase d&rsquo;approfondissement pilote.<br />
L&rsquo;article a également précisé que la constitution et les transferts de personnels nécessaires aux comités de supervision ont été achevés aux niveaux national, provincial, municipal et du comté, avec un total de 61 000 personnes transférées, dont 45 000 cadres. La Commission centrale de contrôle de la discipline a procédé au déploiement des agences accréditées, avec un total de 46 équipes d’inspection et de contrôle chargées de superviser 129 organes centraux de premier niveau du Parti et de l’Etat. Enfin, plusieurs provinces, régions autonomes et municipalités ont achevé la couverture complète des comités de discipline au niveau du comté, avec des droits de supervision s’étendant désormais à tous les cantons et rues.<br />
L&rsquo;article a encore souligné qu&rsquo;après la réforme du système de supervision, tous les agents publics exerçant des pouvoirs publics ont été inclus dans le champ d&rsquo;application du contrôle, ce qui a grandement contribué à combler les vides du champ initial du contrôle. Une autre vide qui a été comblé par la réforme est celui du phénomène préexistant du « les crimes sont pris en charge, mais personne ne s’interroge sur les violations de la loi », ou de problèmes surgissant de temps à autre comme « des membres du Parti emprisonnés qui restent membres du Parti ». Après la réforme du système de contrôle, il est non seulement devenu nécessaire de procéder à un examen et à une enquête sur les violations graves à la loi et les crimes présumés, mais également de superviser et de mener des enquêtes sur des infractions mineures à la législation et aux règlements ne constituant pas encore un crime.<br />
Selon l&rsquo;article du 19<sup>e</sup> Congrès du Parti communiste chinois à la fin 2018, la Commission centrale de contrôle de la discipline a contrôlé et ouvert des enquêtes sur 77 cadres de haut niveau, sanctionné 64 personnes pour des infractions liées à la discipline du Parti ou du gouvernement, et transféré aux organes judiciaires 15 personnes soupçonnées de crimes. Par ailleurs, jusqu&rsquo;à présent, depuis les quatre années consécutives de mise en œuvre de la campagne « Skynet », plus de 5 000 personnes ont été rapatriées de plus de 120 pays et régions, dont 56 faisant partie de la « Liste rouge des 100 », permettant de récupérer plus de 10 milliards de yuans d&rsquo;argent volé. Aujourd’hui, les corrompus sont devenus des « criminels chancelants » pourchassés par tout le monde.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>*</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">4/ La campagne « Jian Wang 2018 » a permis la suppression d’1,85 million de liens piratés</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Meng Xianglin</strong>, journaliste au <em>Quotidien du Peuple</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le 27 février 2019, l&rsquo;Administration nationale du droit d&rsquo;auteur a informé le public des résultats de la campagne spéciale « Jianwang 2018 ». Au cours de cette action spéciale, les services de surveillance de l&rsquo;application des lois sur le droit d&rsquo;auteur à tous les niveaux ont supprimé 1,85 million de liens piratés, saisi 1,23 million de produits piratés et enquêté sur 544 affaires de violation de droits et de piratage en ligne, dont 74 affaires pénales impliquant au total 150 millions de yuans.<br />
Selon le site Internet de l’Administration nationale du droit d’auteur, la campagne « Jianwang 2018 » s’est concentrée sur des domaines clés tels que la reproduction en ligne, les vidéos courtes, les animations, le partage de connaissances, des livres audio, etc. Parmi les actions entreprises, l’enquête sur l&rsquo;affaire de violation de droits de télévision et de cinéma « BT Heaven » à Huai&rsquo;an, dans la province du Jiangsu, a abouti à la condamnation du coupable à une peine de trois ans d&rsquo;emprisonnement et à une amende de 800 000 yuans ; des cas réguliers de violation des droits de sociétés japonaises comme Bandai Co., Studio Ghibli portant sur des jouets d’animation, d’une valeur de 26 millions de yuans, ont été constatés ; à Xuzhou, dans le Jiangsu, l’enquête sur le cas d&rsquo;infraction d’un célèbre jeu d’arcade sur mobile a conduit à l’arrestation de 4 suspects et la saisie de plus de 10 millions de yuans.<br />
Au cours de cette campagne spéciale, l&rsquo;Administration nationale du droit d&rsquo;auteur a continué de renforcer la surveillance des droits d&rsquo;auteur sur les sites Internet de vidéos, de musique et de littérature, vérifié ponctuellement les documents de droits d’auteur de 2 389 œuvres protégées sur 16 sites Internet, amenant au retrait de 150 œuvres de contrefaçon et publié 7 ensembles de 72 listes d&rsquo;avertissement, se concentrant sur une protection particulière du gala télévisé de la Fête du Printemps, de films de cinéma et d&rsquo;autres œuvres.<br />
En réponse aux importants problèmes de droit d&rsquo;auteur dans le domaine de la reproduction en ligne et des vidéos courtes, l&rsquo;Administration nationale du droit d&rsquo;auteur a collectivement discuté avec 13 fournisseurs de services en ligne tels que Toutiao et 15 plateformes de vidéo courtes telles que Douyin. Grâce à des rectifications, les sociétés Internet concernées ont suspendu ou déclassé 140 000 comptes de médias coupables de contrefaçon, traitant plus de 470 000 œuvres contrefaites et supprimant 570 000 vidéos courtes contrefaites.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>*</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">5/ Le nombre d’internautes chinois a atteint 829 millions fin 2018</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shang Kaiyuan</strong>, journaliste au <em>Quotidien du Peuple</em></p>
<p style="text-align: justify;">Selon un rapport publié par le Centre d&rsquo;information du réseau Internet de Chine (CNNIC), le nombre d&rsquo;internautes chinois s&rsquo;élevait à 829 millions, dont 817 millions en téléphonie mobile, soit 98,6% du nombre total d&rsquo;internautes.<br />
Selon le rapport, en décembre 2018, le nombre d&rsquo;internautes chinois s&rsquo;élevait à 829 millions, avec une augmentation du nombre de nouveaux internautes de 56,53 millions. Le taux de pénétration de l&rsquo;internet a atteint 59,6%, soit une hausse de 3,8% par rapport à fin 2017. Le nombre d&rsquo;utilisateurs d&rsquo;Internet mobile en Chine a quant à lui atteint 817 millions et le nombre d&rsquo;utilisateurs de l&rsquo;Internet mobile a augmenté de 64,33 millions. La proportion des internautes utilisant des téléphones mobiles est passée de 97,5% à la fin de 2017 à 98,6% à la fin de 2018. L&rsquo;Internet mobile est devenu l&rsquo;un des canaux d’accès à l’Internet les plus couramment utilisés.<br />
De même, de plus en plus de Chinois sont habitués aux achats en ligne. À la fin de l&rsquo;année dernière, le nombre d&rsquo;utilisateurs du commerce en ligne en Chine s&rsquo;élevait à 610 millions, soit une augmentation de 14,4% par rapport à fin 2017. En outre, les achats de produits à emporter en ligne et la réservation de voyages en ligne deviennent de plus en plus populaires en Chine, chacun de ces secteurs comptant plus de 400 millions d&rsquo;utilisateurs. En 2018, la première loi sur le commerce électronique dans le domaine du commerce électronique en Chine a été officiellement introduite, un texte qui revêt une grande importance pour la promotion du développement durable et sain du secteur. Il est également à noter que, même en ce qui concerne la consommation hors ligne, les gens sont de plus en plus habitués à <strong>utiliser leur téléphone mobile pour payer</strong> : ce mode de paiement a en effet représenté 67,2% de la consommation hors ligne en Chine.<br />
La maturité de la technologie de réseau a aussi stimulé la construction d’un gouvernement axé sur les services en Chine. Ainsi, selon le rapport, le nombre d&rsquo;utilisateurs de services gouvernementaux en ligne en Chine a atteint 394 millions, soit 47,5% du nombre total des utilisateurs de l&rsquo;Internet. Le concept chinois de « services gouvernementaux via Internet+ » a vu son développement s’approfondir en 2018. Désormais, les gouvernements à tous les niveaux s&rsquo;appuient sur des plates-formes de services en ligne pour promouvoir l&rsquo;intégration en ligne et hors ligne, l&rsquo;importation en temps réel des déclarations en ligne, la prise de rendez-vous en ligne, les résultats d’examens et d’approbations et d&rsquo;autres informations, et renforcer la construction d&rsquo;une plate-forme nationale unifiée pour le partage et les échanges de données, pour simplifier les diverses affaires des citoyens.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>*</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">6/ Les importations de la Chine ont augmenté de 12,9% en 2018, plus que les exportations</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Bureau national des statistiques a publié le « Communiqué sur le développement économique et social national en 2018 », qui a révélé que <strong>60 533 nouvelles entreprises à investissements directs étrangers</strong> (à l&rsquo;exclusion des secteurs des banques, des valeurs mobilières et des assurances) ont été créées en 2018, soit une augmentation de 69,8% par rapport à l&rsquo;année précédente. Les pays situés le long du parcours de l’initiative « Une Ceinture, une Route » ont créé 4 479 nouvelles entreprises à investissements directs en Chine, soit une augmentation de 16,1%.<br />
Sheng Laiyun, directeur adjoint du BNS, estime que face à l&rsquo;incertitude instable de la croissance économique mondiale, la Chine a toujours suivi le chemin de l&rsquo;ouverture, de la coopération et du gagnant-gagnant, tout en défendant fermement le système commercial multilatéral et en s&rsquo;opposant au protectionnisme et à l&rsquo;unilatéralisme. La Chine continuera à promouvoir la construction de l’initiative « Une Ceinture, une Route », à optimiser la structure de la coopération et du développement régionaux, à promouvoir la facilitation des échanges, à approfondir la coopération et le développement communs mutuellement bénéfiques afin d’ouvrir de nouvelles perspectives et accélérer la construction. En 2018, le volume total des importations et des exportations des pays situés le long du parcours de l’initiative « Une Ceinture, une Route » s&rsquo;est élevé à <strong>8365,7 milliards de yuans</strong>, soit une augmentation de 13,3% par rapport à 2017 ; les exportations ont augmenté de 7,9% et les importations de 20,9%.<br />
Yang Changyong, chercheur associé à l&rsquo;Institut d&rsquo;économie étrangère de l&rsquo;Académie chinoise de recherche macroéconomique, estime que ces résultats ont été obtenus sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;une plus grande ouverture et d&rsquo;un approfondissement des réformes en Chine. En 2018, dans le contexte de mondialisation de l&rsquo;économie, la Chine a fréquemment mis en œuvre des réformes et des mesures d&rsquo;ouverture importantes: l’intensivité des politiques, l’étendue du champ d&rsquo;action et le degré d&rsquo;ouverture ont atteint un niveau rarement vu ces dernières années, permettant de résister aux forts vents contraires du protectionnisme et favorisant le commerce extérieur pour atteindre les objectifs attendus. En particulier, les importations de la Chine ont augmenté de 12,9% en 2018, dépassant de loin le taux de croissance des exportations de 7,1%. L&rsquo;excédent commercial s&rsquo;est fortement réduit, ouvrant le marché du pays au monde et donnant un nouvel élan à la croissance économique mondiale.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>*</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">7/ Le nombre d’utilisateurs quotidiens des voitures avec chauffeur et des vélos en libre-service dépasse 10 millions par jour</span></strong></p>
<p><strong>Huan Xiang</strong>, journaliste au <em>Quotidien du Peuple</em></p>
<p style="text-align: justify;">Lors d&rsquo;une conférence de presse tenue récemment à Beijing, Li Xiaopeng, ministre chinois des Transports, a annoncé que le nombre moyen d’usagers quotidiens des plates-formes de réservation de voitures avec chauffeur en ligne a atteint 20 millions et celui des vélos en libre-service 10 millions.<br />
En tant que nouveaux modes de transport, la réservation de voitures avec chauffeur en ligne et les vélos en libre-service constituent une innovation du mode de services de transports en Chine, apportant aux usagers une excellente expérience en matière de déplacements.<br />
Selon Liu Xiaoming, ministre adjoint des Transports, ces dernières années, le nouveau format de réservation de voitures avec chauffeur en ligne a connu une normalisation et un développement permanent. En Chine, 247 villes ont déjà publié des mesures et des avis concernant le développement de spécifications pour ce genre d’activités : plus de 110 sociétés de plates-formes de réservation de voitures avec chauffeur en ligne ont obtenu une licence commerciale, 680 000 licences de conducteurs de voitures et 450 000 certificats de transport ont été délivrés dans tout le pays, et le processus de normalisation s’est avéré relativement fluide.<br />
Li Xiaopeng a quant à lui souligné que l&rsquo;attitude du ministère des Transports à l&rsquo;égard de ces nouveaux formats consiste en « un soutien actif, un renforcement des services et une aide complète ». Mais, parallèlement, le développement de nouveaux formats peut aussi poser de nouveaux problèmes. L&rsquo;attitude réglementaire devrait quant à elle être caractérisée par « la tolérance et la prudence, l’encouragement au développement et le développement normalisé ». « Les nouveaux formats revêtent une grande importance pour le développement économique, la croissance de l&rsquo;emploi et l&rsquo;innovation technologique. Nous devons bien les développer, bien les appliquer, bien les gérer et bien les servir », a déclaré Li Xiaopeng.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>*</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">8/ Baisse de 4,0% des émissions de dioxyde de carbone de la Chine par tranche de 10 000 yuans de PIB en 2018</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Bureau national des statistiques a publié le « Bulletin statistique sur le développement économique et social national en 2018 », selon lequel la superficie de boisement pour l’ensemble de l’année s’est élevée à 7,07 millions d&rsquo;hectares et les émissions nationales de dioxyde de carbone par 10 000 yuans de PIB ont diminué de 4,0%.<br />
Selon Sheng Laiyun, directeur adjoint du BNS, adhérant au concept de « Des eaux claires et des montagnes luxuriantes sont comme des montagnes d’or et d’argent », les divers départements de différentes régions ont constamment accru leurs efforts en matière de gestion de l&rsquo;environnement écologique et de protection de l&rsquo;environnement, favorisé l&rsquo;application de technologies avancées de conservation de l&rsquo;énergie et de protection de l&rsquo;environnement et amélioré l&rsquo;efficacité d&rsquo;utilisation des ressources, favorisant activement le développement coordonné et durable de l&rsquo;économie et des ressources et de l&rsquo;environnement, ainsi que la coexistence harmonieuse entre l&rsquo;homme et la nature. En 2018, la consommation nationale d&rsquo;énergie par 10 000 yuans de PIB (en prix constants par rapport à 2015) a diminué de 3,1% par rapport à l&rsquo;année précédente et l&rsquo;objectif de 3% ou plus a été atteint; dans le même temps, les émissions de dioxyde de carbone par tranche de 10 000 yuans de PIB ont diminué de 4,0%.<br />
De son côté, Chang Jiwen, directeur adjoint de l&rsquo;Institut des ressources et de la politique environnementale du Centre de recherche sur le développement du Conseil des Affaires d&rsquo;Etat a souligné qu&rsquo;au cours de l&rsquo;année écoulée la Chine a réalisé de grands progrès dans la prévention de la pollution atmosphérique et aquatique, la construction écologique, le développement pauvre en carbone, ainsi que la conservation de l&rsquo;énergie et la réduction des émissions, permettant aux gens d’avoir un sens du développement vert qui continue à augmenter. Ces dernières années, les indicateurs économiques nationaux et les indicateurs de protection de l&rsquo;environnement écologique ont également commencé à montrer une certaine corrélation positive, c’est-à-dire que, grâce aux efforts ardus déployés dès le début, a pris forme un modèle de développement vert favorable qui continue d’améliorer la qualité du développement économique et d’améliorer régulièrement la qualité de l’environnement écologique.</p>
<p style="text-align: center;"><strong> *</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">9/ L’initiative « Une Ceinture, une Route» n&rsquo;est pas un « piège de la dette » ni une « hégémonie régionale »</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Wang Hailin</strong>, journaliste au <em>Quotidien du Peuple</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le 2 mars 2019, lors de la première conférence de presse de la deuxième session du 13<sup>e</sup> Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois, et en réponse à l&rsquo;opinion de certains selon laquelle la Chine crée un « piège de la dette » et « favorise l&rsquo;hégémonie régionale » dans le processus de construction de l’initiative « Une Ceinture, une Route», son porte-parole Guo Weimin a déclaré : « La construction de l’initiative &laquo;&nbsp;Une Ceinture, une Route&nbsp;&raquo; apporte développement et espoir aux pays concernés, et la décrire comme étant un &laquo;&nbsp;piège de la dette&nbsp;&raquo; est déraisonnable ». Guo Weimin a souligné que depuis que la Chine avait proposé l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route », elle a reçu des réponses positives des parties les plus diverses. À la fin de l&rsquo;année dernière, plus de 100 pays et organisations internationales soutenaient et participaient activement à la construction de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route », mettant en œuvre un grand nombre de projets clés qui ont favorisé le développement économique local et ont été bien accueillis par un nombre croissant de pays situés le long de son itinéraire, recevant également des éloges dans le monde entier.<br />
« Les causes de l’endettement de certains pays en développement sont complexes et se sont formées historiquement. Les investissements de la Chine représentent une proportion relativement faible de la dette de ces pays. Nos projets, principalement des projets d’infrastructures, leur seront bénéfiques pour leur développement à long terme », a déclaré Guo Weimin. « La construction de l’initiative &laquo;&nbsp;Une Ceinture, une Route&nbsp;&raquo; a apporté du développement et de l&rsquo;espoir à ces pays. Il est déraisonnable de la décrire comme étant un &laquo;&nbsp;piège de la dette&nbsp;&raquo; ».<br />
Guo Weimin a également souligné que l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route » proposée par la Chine prône l&rsquo;esprit de coopération pacifique, l&rsquo;ouverture et la tolérance, l&rsquo;apprentissage mutuel et l’inspiration mutuelle et l&rsquo;avantage mutuel gagnant-gagnant. Elle adhère au principe de discussions communes, de construction commune et de partage commun et a gagné la reconnaissance et les faveurs de plus en plus de dirigeants nationaux et d’habitants locaux et n’a rien à voir avec une prétendue « hégémonie régionale ». Avec la construction de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route », la Chine a de plus en plus d’amis.<br />
En avril 2019, le deuxième forum du Sommet sur la coopération internationale « Une Ceinture, une Route » aura lieu à Beijing. À la fin de 2018, 269 résultats du premier forum du Sommet sur la coopération internationale « Une Ceinture, une Route » tenu en mai 2017 avaient été transformés ou convertis en travaux de normalisation et 10 projets étaient en cours de promotion, avec un taux de mise en œuvre de 96,4%.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>*</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">10/ La province de Hainan va progressivement interdire la vente de véhicules à carburant</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ji Peijuan</strong>, journaliste au <em>Quotidien du Peuple</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le règlement sur la prévention et le contrôle de la pollution atmosphérique dans la province de Hainan (ci-après le « Règlement ») a été officiellement mis en œuvre le 1<sup>er</sup> mars 2019. Aux termes de ce texte, la province de Hainan va progressivement interdire la vente de véhicules à carburant, ce qui signifie que l’île de Hainan est devenue la première province de Chine à proposer l&rsquo;interdiction des véhicules à carburant. Dans le même temps, Hainan va pleinement encourager l&rsquo;utilisation de véhicules à énergies nouvelles, dirigera l&rsquo;utilisation de véhicules à énergies nouvelles dans les organes du Parti et du gouvernement, les services publics et d&rsquo;autres domaines, et éliminera sans faiblesse les vieux véhicules.<br />
Le Règlement stipule que les gouvernements populaires à tous les niveaux de la province de Hainan devront prendre des mesures pour réduire les émissions polluantes des véhicules à moteur et des navires, interdire progressivement la vente de véhicules à carburant et accélérer la construction d&rsquo;infrastructures de soutien, telles que des bornes de chargement et des installations d&rsquo;alimentation à quai. De même, le département compétent du logement et de la construction urbaine et rurale de la province de Hainan devra formuler des normes pour la construction d&rsquo;installations de chargement pour les nouvelles places de stationnement.<br />
Le Règlement a été approuvé par le Comité permanent de l’Assemblée populaire de la province de Hainan en janvier 2019. Le texte propose en outre que la qualité de l&rsquo;air de Hainan atteigne le niveau mondial le plus élevé en 2035.<br />
Depuis l’année dernière, afin de promouvoir l’utilisation de véhicules à énergies nouvelles, la province de Hainan a adopté une série de mesures, notamment le fait que depuis le 1<sup>er</sup> août 2018, sauf les voitures particulières à énergies nouvelles, l’augmentation du nombre de voitures particulières se fera soit par le biais de la loterie soit par celui des enchères.<br />
Par ailleurs, le 30 décembre 2018, le gouvernement de la province de Hainan a publié un avis précisant que, à compter du 1<sup>er</sup> juillet 2019, les véhicules légers immatriculés dans l’île de Hainan devront satisfaire aux exigences des « Six normes nationales » et toute voiture légère qui ne répondra pas à ces « Six normes nationales » ne pourra pas être immatriculée.</p>
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		<title>La grande bascule</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Sep 2018 11:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vincent]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean-Dominique Giuliani – Fondation Robert Schuman – juillet 2018 L&#8217;été 2018 marquera peut-être un tournant dans les relations internationales. Les évolutions de la politique américaines, révélées brutalement par un président « cash », ne datent pas d&#8217;aujourd&#8217;hui. Elles appartiennent au même mouvement de fond que le Brexit, l&#8217;émergence de régimes populistes en Europe, l&#8217;expression du révisionnisme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Jean-Dominique Giuliani – Fondation Robert Schuman – juillet 2018</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;été 2018 marquera peut-être un tournant dans les relations internationales. Les évolutions de la politique américaines, révélées brutalement par un président « cash », ne datent pas d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Elles appartiennent au même mouvement de fond que le Brexit, l&rsquo;émergence de régimes populistes en Europe, l&rsquo;expression du révisionnisme russe ou le retour des nationalismes partout dans le monde.<br />
L&rsquo;inexorable mouvement de globalisation, accéléré par les avancées scientifiques et leur diffusion, semble marquer un temps d&rsquo;arrêt politique. La carte du monde pourrait en être redessinée.<br />
Car c&rsquo;est bien à une grande bascule que nous assistons.<span id="more-6374"></span><br />
L&rsquo;émergence d&rsquo;un grand nombre de nations tire de la misère des milliards de personnes ; l&rsquo;usage de la force ne permet plus de gagner les conflits ; jamais les femmes et les hommes n&rsquo;ont été aussi mobiles et plus de 250 millions de personnes ont migré ; l&rsquo;étirement géographique des chaines de valeur a peut-être atteint ses limites ; les pays les plus confortables ne font plus d&rsquo;enfants ; il n&rsquo;y a jamais eu autant de liquidités financières disponibles et autant de besoins publics et privés non satisfaits. Les inégalités sont devenus insupportables aux opinions, même lorsqu&rsquo;elles se sont réduites comme en Europe. Autant de faits qui laissent à penser que nous avons réellement changé de monde et d&rsquo;époque. Et si jamais depuis longtemps la planète n&rsquo;a connu aussi peu de conflits, le sentiment général est qu&rsquo;elle en prépare de nombreux.<br />
En résulte une contestation du modèle démocratique que nous souhaitons universel, au profit d&rsquo;un « illibéralisme » autoritaire, dont le nombre des partisans s&rsquo;accroit. L&rsquo;autocratie gagne du terrain. Le multilatéralisme et le libre-échange sont remis en cause par un repli national, voire local.<br />
La politique traditionnelle est rejetée au profit des extrêmes et du nationalisme. Une nouvelle ère s&rsquo;ouvre donc pour l&rsquo;Europe, qui incarne si bien le vieux monde et de nouveaux défis lui imposent une vraie révolution. Pour beaucoup, l&rsquo;Europe incarne largement le modèle à abattre. Elle avait des rivaux, elle compte désormais de vrais ennemis.<br />
Le plus petit continent du monde par la géographie a jusqu&rsquo;ici profité très largement de l&rsquo;accroissement des échanges et affiche les meilleures performances pour l&rsquo;amélioration des conditions de vie de ses habitants.<br />
Démocratie, Etat de droit, solidarité, protections multiples, santé, confort, autant de succès, finalement improbables il y a encore 70 ans. Pour simplement les défendre, de nouveaux combats seront nécessaires. Le continent joue plus que sa survie, il en va de sa place et son rôle dans le monde.<br />
Dans la course au leadership mondial, il ne lui est pas nécessaire de prétendre au premier rang. Il lui suffit de s&rsquo;assurer qu&rsquo;elle demeure dans le trio de tête. Et c&rsquo;est bien cela qui se joue désormais. La Chine concourt pour la première place, les Etats-Unis luttent pour la garder, l&rsquo;Europe, elle, est assurée, tant qu&rsquo;elle demeure unie, d&rsquo;afficher encore des résultats qui la rendent incontournable. 1<sup>er</sup> PIB de la planète, championne inégalée du commerce, il ne lui manque plus que les attributs assumés de la puissance. Elle doit désormais, pour sa sécurité, sa diplomatie, son commerce, son économie, agir par et pour elle-même. On sait que, pour elle, c&rsquo;est une difficulté essentielle. En apprenant à se défendre, elle apprend à combattre. C&rsquo;est ce qui lui est nécessaire. Se battre pour ses valeurs, pour ses intérêts, son modèle et sa vision du monde, pour son propre compte. Elle doit se penser autonomie et indépendante avec tout ce qu&rsquo;il en résulte d&rsquo;efforts de défense, de protections, de projections.<br />
Beaucoup de chemin reste à parcourir pour convaincre les Européens, longtemps endormis sous l&rsquo;aile de leur grand allié, qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas meilleur allié que soi-même.<br />
Pour cela il faut savoir s&rsquo;aimer soi-même. Il faut être fier de ce qu&rsquo;on a fait, de ce qu&rsquo;on entreprend et de ce qu&rsquo;on veut. « Europa first » ? Un grand chantier ! Une grande bascule aussi.</p>
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		<title>Dossier Chine-Afrique (août 2018)</title>
		<link>http://www.societestrategie.fr/dossier-chine-afrique-aout-2018/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Sep 2018 10:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vincent]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[(textes communiqués par LI Yongchun, correspondant à Paris du Quotidien du Peuple) 1/ Les relations sino-africaines, un modèle de coopération Sud-Sud Bai Yang et Liu Lingling, journalistes au Quotidien du Peuple Le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine 2018 (FCSA-FOCAC) se tiendra du 3 au 4 septembre dans la capitale chinoise. Selon [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>(textes communiqués par LI Yongchun, correspondant à Paris du Quotidien du Peuple)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">1/ Les relations sino-africaines, un modèle de coopération Sud-Sud</span></strong><br />
<em> <span style="font-size: 80%;">Bai Yang et Liu Lingling, journalistes au Quotidien du Peuple</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine 2018 (FCSA-FOCAC) se tiendra du 3 au 4 septembre dans la capitale chinoise. Selon des experts et chercheurs du monde diplomatique interrogés par les journalistes, les relations sino-africaines sont devenues un modèle d&rsquo;unité et de coopération avec les pays en développement, soit un modèle de coopération Sud-Sud. Le prochain sommet de Beijing du FCSA devrait offrir à la Chine et à l’Afrique de nouvelles opportunités pour élaborer une stratégie de développement et de construction d&rsquo;une communauté de destin plus étroite entre la Chine et l’Afrique.<span id="more-6370"></span><br />
La Chine a toujours attaché une grande importance au développement des relations avec les pays africains. Peu importe les changements de la situation internationale ou le niveau de développement qu&rsquo;elle a atteint, la Chine a toujours été aux côtés de l&rsquo;Afrique ainsi que des autres pays en développement et a toujours été un ami sincère et un partenaire fiable de l&rsquo;Afrique. Xu Jinghu, représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires africaines, a rappelé que la proposition d&rsquo;un concept de politique véridique et sincère et de vision correcte de la justice et du profit envers l&rsquo;Afrique faite par le Président Xi Jinping en 2013 a été chaleureusement accueillie par les pays africains. Ces dernières années, ce concept est devenu le principe directeur de la Chine dans le renforcement de sa solidarité et de sa coopération avec les pays en développement. Les relations sino-africaines sont devenues un modèle de solidarité et de coopération entre la Chine et les pays en développement ainsi qu&rsquo;un modèle de coopération Sud-Sud.<br />
De son côté, He Yafei, ancien vice-ministre des Affaires étrangères, chercheur à l&rsquo;Institut d&rsquo;études financières Chongyang de l&rsquo;Université Renmin, a souligné que depuis la création du Forum sur la coopération sino-africaine il y a 18 ans, le mécanisme de celui-ci n&rsquo;a jamais cessé de se développer dans une direction plus large et plus profonde et est devenu une plateforme importante pour le dialogue collectif et la coopération pragmatique avec les pays africains. En ce sens, le Sommet de Beijing sera l&rsquo;occasion, en plus de la coopération économique et du commerce, d&rsquo;un renforcement et d&rsquo;un approfondissement accru des échanges culturels entre la Chine et l&rsquo;Afrique et de la communication entre les peuples, ce qui permettra à l&rsquo;arbre de l&rsquo;amitié sino-africaine de grandir encore plus.<br />
Liu Guijin, ancien représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires africaines, et ancien ambassadeur de Chine au Zimbabwe et en Afrique du Sud, a dit que, dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine, la Chine et les pays africains ont mis en place un certain nombre de sous-forums, couvrant des domaines comme l&rsquo;industrie, l&rsquo;agriculture, le droit, l&rsquo;éducation, la culture ou l&rsquo;art, hissant les relations sino-africaines à un nouveau niveau. Par ailleurs, le Forum a été bénéfique pour les deux parties, rappelant que la proposition de création d&rsquo;un forum a été avancée par les pays africains et que lors de la tenue des forums successifs, la Chine a toujours sollicité l&rsquo;avis des pays africains, ce qui témoigne d&rsquo;un processus de coopération mutuelle, de construction commune et de partage.<br />
Pour Zhou Yuxiao, ambassadeur du ministère des Affaires étrangères auprès du Forum sur la coopération sino-africaine, le Forum 2018 devrait présenter de nouvelles mesures de politique pour la coopération sino-africaine, promouvoir une intégration efficace entre l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route » et l’agenda Agenda 2063 de l&rsquo;Union africaine, favoriser une intégration profonde entre le rêve chinois et le rêve africain, et encourager la construction d&rsquo;une communauté de destin plus étroite entre la Chine et l&rsquo;Afrique.<br />
Selon Zhou Yuxiao, la construction de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route » a fourni une plate-forme plus large pour la coopération sino-africaine. La Chine et l’Afrique ont déjà mis en place une coopération dans des domaines comme la facilitation des communications et les investissements financiers, et d’autres pays devraient participer à la construction de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route ». Cette initiative et le Forum sur la coopération sino-africaine peuvent être décrits comme les « deux jambes » de la coopération entre la Chine et l&rsquo;Afrique, et chacun sait qu&rsquo;avec deux jambes, on marche de manière plus rapide et plus stable… À l&rsquo;heure actuelle, les pays africains sont engagés dans un processus d&rsquo;industrialisation et de modernisation, et le Sommet de Beijing devrait mettre l&rsquo;accent sur l&rsquo;identification des domaines prioritaires et des orientations futures de la coopération sino-africaine, en particulier en ce qui concerne les besoins de transformation et de modernisation économiques de l&rsquo;Afrique, et aider celle-ci à cultiver ses capacités d&rsquo;auto-développement et accélérer son processus d&rsquo;industrialisation et de modernisation. Grâce aux efforts conjoints de la Chine et de l’Afrique, le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine deviendra certainement une étape importante dans l’histoire des relations sino-africaines.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">2/ La coopération Chine-Afrique va écrire une nouvelle page d&rsquo;histoire</span></strong><br />
<em><span style="font-size: 80%;">Wang Hongyi est chercheur associé à l’Institut des études d’Asie occidentale et d’Afrique à l&rsquo;Académie chinoise des sciences sociales</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis la création du Forum sur la coopération sino-africaine en 2000, la situation internationale a connu d’énormes changements. Au fil des ans, le statut de la Chine et de l’Afrique dans le paysage politique et économique international s’est considérablement amélioré. Le Sommet 2018 du Forum se tiendra les 3 et 4 septembre à Beijing ; ce sera une nouvelle grande réunion de famille de l’amitié sino-africaine après le Sommet de Beijing en 2006 et le Sommet de Johannesburg en 2015, mais aussi la plus grande manifestation diplomatique de l&rsquo;année organisée en Chine, ainsi que celle où les responsables étrangers présents seront les plus nombreux. Ce sommet ne manquera sans doute pas d&rsquo;écrire une nouvelle page d&rsquo;histoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Une modification de l&rsquo;envergure du Forum</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Forum sur la coopération sino-africaine original était plutôt une réunion consacrée aux affaires générales, tandis que celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est déjà un forum stratégique. De même, les précédents Forums sur la coopération sino-africaine étaient des forums régionaux alors qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est devenu un forum mondial. Cette année, lors du Sommet de Beijing, les dirigeants de nombreux pays d&rsquo;Afrique et le Président de la Commission de l&rsquo;UA viendront à la réunion à la tête d&rsquo;une délégation, le Secrétaire général de l&rsquo;ONU sera également présent au sommet à titre d&rsquo;invité spécial, et 27 organisations internationales et régionales africaines assisteront aux activités du Forum en tant qu&rsquo;observateurs. À l&rsquo;heure actuelle, certains pays se sont vigoureusement engagés dans l&rsquo;unilatéralisme, le protectionnisme et l&rsquo;hégémonisme commercial. En revanche, les dirigeants chinois et africains, qui ont une vision à beaucoup plus long terme, ne manqueront pas d&rsquo;élever le niveau du Forum, montrant toute l&rsquo;importance stratégique des relations sino-africaines.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Un renforcement des effets du Forum</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré la taille limitée de l&rsquo;économie du continent africain et le fait que la Chine est encore un pays en développement, 1+1 est supérieur à 2, et les effets de la coopération sino-africaine sont considérables ; celle-ci constitue également une énergie cinétique énorme qui pèse sur les changements dans le paysage international. La création du Forum sur la coopération sino-africaine a permis de résister aux calomnies et aux soupçons continus des pays occidentaux envers la Chine. La Chine et les pays africains se regardent face à face avec sincérité et, depuis de nombreuses années, la courbe de croissance de l&rsquo;Afrique évolue avec la montée en puissance de la Chine. Actuellement, la plus grande partie du financement des infrastructures en Afrique provient de Chine. Un quart des projets contractuels internationaux de la Chine sont mis en œuvre en Afrique et un cinquième du carburant que les Chinois utilisent pour leur automobile provient de ce vieux continent. Il n&rsquo;est pas interdit de croire que le succès annoncé du Sommet de Beijing soulignera à nouveau la puissante vitalité de la solidarité et de la coopération sino-africaines, favorisera la bonne dynamique de développement global des pays en développement, et rassemblera toutes les forces éprises de justice de la communauté internationale et désireuses de promouvoir un développement pacifique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Un renforcement de l&rsquo;influence du Forum</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Forum sur la coopération sino-africaine a été créé il y a 18 ans, et depuis lors, il a adhéré au principe d&rsquo;égalité en matière de discussion, de construction et de partage, donnant naissance à des caractéristiques d&rsquo;équité, de pragmatisme et d&rsquo;efficacité. Dans le cadre du Forum, la coopération sino-africaine a obtenu des réalisations remarquables dont les résultats sont visibles par tous et sont unanimement salués à leur juste valeur par les peuples africains et la communauté internationale. Aujourd&rsquo;hui, le Forum sur la coopération sino-africaine est devenu une marque particulièrement retentissante de la coopération entre la Chine et l&rsquo;Afrique, mais aussi une bannière qui dirige la coopération internationale en Afrique et favorise la coopération Sud-Sud, apportant des bénéfices tangibles aux peuples africains. Dans un contexte de changements profonds que connaît la situation internationale, la Chine et l&rsquo;Afrique se sont tendus la main pour partir ensemble sur un nouveau voyage, permettant aux rêves des peuples chinois et africains de briller ensemble, et, à n&rsquo;en pas douter, le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine affectera le regard du monde entier.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">3/ Coopération sino-africaine : bilan et perspectives</span></strong><br />
<em> <span style="font-size: 80%;">Yan Yu, journaliste à l&rsquo;édition outre-mer du Quotidien du Peuple</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que le mois de septembre approche, les attentes de la communauté internationale, en particulier les pays africains, envers le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine 2018 (FCSA-FOCAC) sont en hausse.<br />
Selon Dai Bing, secrétaire général du Comité de suivi chinois du Forum sur la coopération sino-africaine, directeur général du Département des Affaires d&rsquo;Afrique du ministère des Affaires étrangères, le prochain sommet de Beijing devrait se focaliser sur cinq grands objectifs : hisser l&rsquo;amitié traditionnelle sino-africaine à un nouveau niveau ; identifier la direction du développement futur des relations sino-africaines ; favoriser la transformation et la modernisation de la coopération économique et commerciale entre la Chine et l&rsquo;Afrique ; aider la coopération entre la Chine et l&rsquo;Afrique à parvenir à un modèle mieux coordonné et plus équilibré ; et enfin promouvoir davantage la coopération et le développement Sud-Sud.<br />
D’après Li Dan, directeur du Centre d’études africaines de l&rsquo;Université des affaires étrangères, « À l&rsquo;heure actuelle, le volume de la coopération sino-africaine est élevé, et sur cette base, il devrait être encore renforcé pour améliorer l&rsquo;efficacité et la qualité de la coopération entre la Chine et l&rsquo;Afrique, et ce sera l&rsquo;objet de l&rsquo;étape suivante de la coopération sino-africaine ». Le Sommet de Beijing devrait inclure la coopération sino-africaine dans le cadre de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route » selon le principe de la discussion commune, de la construction commune et du partage commun, afin de permettre à toute l&rsquo;Afrique de réaliser un développement plus profond et plus large.<br />
Lors du Sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine de 2015, la Chine avait annoncé la mise en œuvre de ses « dix grands projets de coopération » entre la Chine et l&rsquo;Afrique, qui a permis de rendre plus clair le schéma de coopération tous azimuts, à tous les niveaux et dans des domaines élargis entre la Chine et l’Afrique.<br />
Selon Zhang Yongpeng, chercheur à l&rsquo;Institut d&rsquo;études sur l&rsquo;Asie occidentale et l’Afrique de l&rsquo;Académie des sciences sociales, chaque sommet du Forum sur la coopération sino-africaine doit planifier et fixer des objectifs pour les trois prochaines années ou même plus, et le Sommet de Beijing ne fera pas exception. « Un des contenus importants de cette année consistera à poursuivre la mise en œuvre de l&rsquo;industrialisation et de la modernisation de l&rsquo;Afrique. Parallèlement, les échanges en matière de sciences humaines, de protection de l’environnement, d’accueil de la quatrième révolution industrielle et d’amélioration de la coopération entre la Chine et l’Afrique sont appelés à devenir une partie importante de ce sommet ».<br />
Il y a trois ans, dans une lettre de félicitations au Sommet des dirigeants des médias chinois et africains de 2015, Xi Jinping avait souligné que la Chine et l&rsquo;Afrique constituaient une communauté de destin et de prospérité commune. L&rsquo;amitié et la coopération entre la Chine et l&rsquo;Afrique contribueront à promouvoir le bien-être de 2,4 milliards de personnes. Cette année, la « Communauté de destin sino-africaine » est devenue le maître mot du thème du Sommet de Beijing, donnant aux gens davantage de confiance en termes d’approche et de réalisme des relations sino-africaines.<br />
Li Dan estime par ailleurs que le concept de communauté de destin a une connotation très riche. Dans le contexte international actuel, la communauté internationale doit donner une réponse claire à la manière de gérer les problèmes dans de nombreux domaines tels que le commerce, la finance et la sécurité. Dans ces domaines, la Chine et l’Afrique peuvent faire plus que jamais, et elles peuvent aussi se faire entendre plus que jamais. « Par exemple, la Chine et l&rsquo;Afrique répondent conjointement au protectionnisme commercial, réagissent ensemble au changement climatique mondial et répondent ensemble à la réforme d&rsquo;institutions internationales comme les Nations unies, ce qui fera partie intégrante de la communauté de destin entre la Chine et l&rsquo;Afrique ».[…]<br />
Actuellement, la situation internationale est complexe et changeante, le protectionnisme et l’unilatéralisme sont en hausse et le processus de mondialisation est contrarié. Dans ce contexte, l’importance du Sommet de Beijing est particulièrement notable. « Les pays d’Afrique ont besoin de la coopération internationale pour leur décollage économique, et l’unilatéralisme ne pourra que leur porter préjudice. Le Sommet de Beijing ne sera pas seulement un événement bilatéral entre la Chine et l’Afrique, mais favorisera également le multilatéralisme et les intérêts communs de la Chine et de l’Afrique », a souligné Zhang Yongpeng. Madame Amira Elfadil, Commissaire des Affaires sociales de l’Union africaine, estime quant à elle que le Forum sur la coopération sino-africaine est devenu une plate-forme d&rsquo;échanges réguliers entre la Chine et l&rsquo;Afrique, et qu&rsquo;il a obtenu de nombreux résultats positifs, disant par ailleurs espérer que le prochain sommet de Beijing pourra hisser le partenariat stratégique global Chine-Afrique à un nouveau niveau.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">4/ Il faut pousser la coopération sino-africaine à un niveau plus élevé</span></strong><br />
<em> <span style="font-size: 80%;">Zhang Penghui, Zou Song et Ji Peijuan, journalistes au Quotidien du Peuple</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">… « Le point de vue de Xi Jinping selon lequel &laquo;&nbsp;la Chine et l&rsquo;Afrique ont toujours été une communauté de destin&nbsp;&raquo; est une manière particulièrement adéquate de comprendre l&rsquo;histoire et le futur des relations sino-africaines. La Chine est le plus grand pays en développement du monde et l&rsquo;Afrique est le continent où se concentrent le plus grand nombre de pays en développement, les deux parties ont des situations historiques similaires et les mêmes envies réalistes, et leur destin est partagé » a dit An Huihou, ancien ambassadeur de Chine en Algérie, Tunisie et Egypte. Il pense que, depuis longtemps, la Chine apporte une aide et un soutien désintéressés à l&rsquo;Afrique. Depuis 40 ans, la politique de réforme et d&rsquo;ouverture mise en œuvre par la Chine a obtenu de grandes réalisations en matière de développement, et les pays africains sont de plus en plus désireux d&rsquo;apprendre de l&rsquo;expérience réussie de celle-ci dans sa gestion des affaires de l&rsquo;Etat et sa stratégie de développement. Dans le contexte de protectionnisme et d’unilatéralisme actuels, la coopération sino-africaine permet aux deux parties de relever conjointement les défis mondiaux et d&rsquo;obtenir des avantages mutuels et des résultats gagnant-gagnant. Il est également tout à fait raisonnable de penser que le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine ouvrira un vaste espace pour construire une communauté de destin plus étroite entre la Chine et l’Afrique.<br />
Li Xinfeng, directeur adjoint de l’Institut des études sur l’Asie occidentale et l’Afrique à l’Académie des sciences sociales de Chine, estime pour sa part que la promotion de la réforme et de l’ouverture ont permis un développement rapide de l’économie chinoise. Depuis la création du Forum sur la coopération sino-africaine il y a 18 ans, les relations sino-africaines sont entrées dans une voie de développement institutionnel global, stable, sain et rapide, notamment dans le domaine de la construction d’infrastructures. La Chine et l’Afrique ont des expériences historiques et des objectifs communs similaires. En tant que plate-forme de développement pour l’institutionnalisation des relations sino-africaines, le Forum sur la coopération sino-africaine et l’initiative « Une Ceinture, une Route» ont été promus en parallèle et ont fourni une large plate-forme pour la coopération sino-africaine. Lors de la connexion de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route » aux stratégies de développement des pays africains, il sera nécessaire de procéder à une connexion stratégique différenciée pour chaque pays africain, du fait que chacun d&rsquo;entre eux présente des caractéristiques différentes et des situations réelles différentes, afin de répondre aux besoins des différents pays, qui ne sont naturellement pas les mêmes. De cette manière, l’initiative « Une Ceinture, une Route » donnera plus d’élan au développement des pays africains.<br />
De son côté, Zeng Aiping, directeur adjoint du Centre de coopération Chine-Asie-Afrique de l’Institut chinois d’études internationales, a déclaré que, ces dernières années, la coopération sino-africaine s’est approfondie, comme en témoignent les « Dix grands programmes de coopération » entre la Chine et Afrique, couvrant différents domaines. Le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine continuera de se concentrer sur le développement de l&rsquo;Afrique, notamment la construction d&rsquo;infrastructures, l&rsquo;investissement et le financement, l&rsquo;énergie et la construction de parcs industriels. Ces domaines sont au centre de la coopération entre les deux parties et ce sont des secteurs dans lesquels les pays africains doivent se développer. La coopération sino-africaine permet à l’Afrique de sortir du goulot d’étranglement du développement et de soutenir aussi celle-ci en termes de talents et de capitaux, et elle est mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant pour tous. Le Plan d&rsquo;action Chine-Afrique pour la coopération et le Plan d&rsquo;action de Beijing (2019-2021), qui seront adoptés à cette occasion, couvriront tous les aspects en matière de paix et de sécurité, d&rsquo;échanges et de développement des échanges culturels et entre peuples, et témoignent en outre de l&rsquo;approfondissement de la coopération entre la Chine et l&rsquo;Afrique.<br />
Par ailleurs, Zeng Aiping se réjouit des échanges plus étroits entre la Chine et l’Afrique dans le domaine de la gouvernance nationale. Il a souligné que la Chine et les pays africains sont tous des pays en développement et ont beaucoup de choses en commun. L&rsquo;expérience réussie du développement de la Chine peut fournir une référence aux pays africains. Par exemple, le parti au pouvoir formule et met en œuvre des plans de développement nationaux et des politiques prévisibles à l&rsquo;aide d&rsquo;un gouvernement efficace, gère correctement les relations entre la réforme, le développement et la stabilité, crée un environnement commercial de qualité, construit des parcs industriels etc. Les partis politiques chinois et africains peuvent également procéder à davantage d’échanges, ce qui aidera l’Afrique à mieux jouer ce qu&rsquo;on appelle « l’avantage du dernier venu ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">5/ La Chine et l&rsquo;Afrique construisent ensemble un avenir brillant pour le développement vert</span></strong><br />
<em> <span style="font-size: 80%;">Bai Yang, journaliste au Quotidien du Peuple</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois dernières années, de la conservation de la faune à la gouvernance environnementale, de la surveillance météorologique à la planification urbaine sobre en carbone, la coopération sino-africaine pour le développement vert s&rsquo;est pleinement déployée sur le continent africain, terre pleine de promesses et point chaud du développement.<br />
L&rsquo;Afrique est riche en ressources fauniques et c&rsquo;est le continent qui compte la faune sauvage dont le nombre est le plus élevé et la taille la plus grande sur une grande échelle, mais le problème du braconnage de la faune y est également sérieux. En effet, selon les statistiques, au cours des dix dernières années, plus de mille hommes des patrouilles de la faune africaine ont sacrifié leur vie dans la bataille contre les braconniers. Le 7 août de cette année, la cérémonie des Prix des patrouilles fauniques africaines 2018 a eu lieu au Cap, en Afrique du Sud. Ce prix, créé par des entreprises chinoises, offre des récompenses à 50 patrouilles de la faune de première ligne dans 17 pays africains. Il s&rsquo;agit du premier prix destiné aux patrouilles africaines de la faune, soulignant les efforts des entreprises chinoises pour participer activement à la conservation de la faune en Afrique. À l&rsquo;heure actuelle, la Chine a signé des accords de coopération avec des nations africaines telles que l&rsquo;Afrique du Sud et le Kenya pour protéger la faune de ces pays.<br />
Selon Erik Solheim, sous-secrétaire général de l&rsquo;ONU et directeur exécutif du PNUE, la Chine joue un rôle mondial dans le domaine de la protection de l&rsquo;environnement : ainsi, le gouvernement chinois a édicté une interdiction totale du commerce de l&rsquo;ivoire, pour protéger les éléphants sauvages d&rsquo;Afrique à la source, et des entreprises chinoises soutiennent également la conservation de la faune avec des actions pratiques.<br />
Certains pays d&rsquo;Afrique sont pauvres et faibles et entretiennent une relation importante avec leur environnement écologique fragile. En 2007, l&rsquo;Union Africaine a lancé son plan de construction « Grande Muraille verte », qui a pour ambition de planter une ceinture forestière d&rsquo;une largeur de 15 kilomètres et d&rsquo;une longueur de plus de 7 600 kilomètres entre l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est afin d&rsquo;empêcher toute nouvelle expansion du désert du Sahara. Et en septembre de l’année dernière, l’Institut d’écologie et de géographie du Xinjiang de l’Académie des sciences de Chine a signé un accord avec les organisateurs africains de la « Grande Muraille verte », et elle a également participé à la construction de celle-ci et coopéré avec des pays comme la Mauritanie.<br />
De Saihanba à Kubuqi, les réalisations de la Chine et son expérience en matière de lutte contre la désertification sont reconnues dans le monde entier. La superficie des terres désertifiées en Chine est passée d&rsquo;une moyenne de plus de 10 000 kilomètres carrés à la fin du 20e siècle à une réduction annuelle moyenne de plus de 2 400 kilomètres carrés. Aujourd&rsquo;hui, la technologie chinoise d&rsquo;assainissement des sols, son système d&rsquo;information géographique et ses technologies de télédétection vont être appliqués dans le domaine de la lutte contre la désertification en Afrique, et selon Abdullah Ali, secrétaire exécutif de l&rsquo;organisation africaine « Grande Muraille verte », l&rsquo;expérience de la Chine en matière de lutte contre la désertification constituera un soutien important pour ce projet. La Chine a également contribué à améliorer l&rsquo;état des ressources en sols et en eau sur le continent africain grâce à des projets agricoles respectueux de l’environnement. Dans le Centre d&rsquo;aide chinois pour la démonstration des technologies agricoles de la province du Sud du Rwanda, le cours de formation en technologies du mycélium basé sur l’environnement climatique local est ainsi très populaire dans la région. La technologie de plantation d&rsquo;herbe fongique contribuera non seulement à résoudre les problèmes locaux de sources alimentaires saines et de moyens d&rsquo;existence, mais permettra également de réparer les dégâts causés aux forêts causés dans le passé par la croissance des bactéries, et aidera à consolider les terrains en pente et prévenir l&rsquo;érosion des sols.<br />
Addis-Abeba, la capitale éthiopienne qui compte plus de 4 millions d’habitants et connaît une urbanisation rapide, à l’instar de nombreuses grandes villes africaines, souffre de ce qu&rsquo;on appelle le « siège des déchets ». Il y a quelque temps, la première centrale électrique d&rsquo;Afrique fonctionnant avec des déchets a été achevée par des entreprises de construction chinoises ; elle permet d&rsquo;éliminer une quantité de déchets venant de toute la ville allant jusqu&rsquo;à 1 400 tonnes par jour, tout en ayant une capacité de production annuelle de 185 GW, constituant une solution efficace à la pollution de l&rsquo;environnement urbain et devenant une nouvelle carte de visite de la Chine pour promouvoir le développement vert en Afrique. Selon Azeb Aznak, président de l&rsquo;Ethiopian Electric Power Company, cette centrale de valorisation énergétique des déchets est un élément important de la stratégie énergétique verte de l&rsquo;Éthiopie. « Il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet phare pour l&rsquo;Éthiopie et l&rsquo;Afrique », a-t-il dit.<br />
Le Projet de coopération Sud-Sud sino-africain de transfert de technologies des énergies renouvelables a été mis en œuvre depuis 2015. Depuis lors, un certain nombre de projets de démonstration comme des petites centrales hydroélectriques, des projets d&rsquo;énergie solaire et éolienne, de biogaz, de fourneaux propres et autres ont été lancés en Afrique. S&rsquo;agissant des efforts du gouvernement chinois dans la résolution du problème de la consommation d&rsquo;énergie dans les populations et zones du monde sans électricité, l&rsquo;ancien secrétaire général de l&rsquo;ONU Ban Ki-moon a décerné les plus vifs éloges à la Chine, disant : « les transferts de technologies d&rsquo;énergies renouvelables de la Chine vers l&rsquo;Afrique sont un important exemple de l&rsquo;innovation dans la coopération Sud-Sud. C&rsquo;est une mesure positive prise par la Chine et les pays africains pour atteindre l’Agenda 2030 du développement durable ».<br />
Assurer la protection de l&rsquo;environnement tout en favorisant le développement économique est l&rsquo;objectif commun de la Chine et de l&rsquo;Afrique. Le 17 août dernier, le secrétariat intérimaire du Centre de coopération sino-africain pour l’environnement a été inauguré au siège des Nations Unies à Nairobi, au Kenya. La création de ce centre vise à promouvoir le transfert de technologies vertes entre la Chine et l’Afrique, à partager l’expérience de la Chine en matière de développement vert et à établir un pont entre les échanges Chine-Afrique. A cette occasion, le directeur exécutif adjoint du PNUE Joyce Musuya a fait son éloge de celui-ci, soulignant qu&rsquo;il fournit à la Chine et aux pays africains une plate-forme de coopération dans le cadre de la coopération Sud-Sud, favorisant la coopération mutuelle pour faire face conjointement aux défis environnementaux mondiaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">6/ La communauté de destin entre la Chine et l&rsquo;Afrique est plus florissante que jamais</span></strong><br />
<em> <span style="font-size: 80%;">Bian Jianqiang est ambassadeur de Chine en Guinée</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">En septembre, se tiendra le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine. A cette occasion, les dirigeants chinois et africains se réuniront à Beijing pour élaborer ensemble, autour du thème « coopération gagnant-gagnant, se donner la main pour construire une communauté de destin sino-africaine plus étroite », un nouveau projet de coopération et d&rsquo;amitié dans la nouvelle ère.<br />
Ambassadeur en Guinée plus de quatre ans, je ressens profondément les solides fondations et la vitalité de la communauté de destin sino-africaine, et je ressens tout aussi profondément que la coopération gagnant-gagnant a de larges perspectives. Les relations entre la Chine et la Guinée sont déjà longues. La Chine fut l&rsquo;un des premiers pays à reconnaître l&rsquo;Etat indépendant de Guinée, et la Guinée fut le premier pays d&rsquo;Afrique subsaharienne à établir des relations diplomatiques avec la Chine. Depuis l&rsquo;établissement des relations diplomatiques entre les deux pays il y a 59 ans, les relations bilatérales ont connu un développement sain et stable. La Guinée adhère depuis longtemps au principe d’une seule Chine et les deux pays s’appuient mutuellement dans leurs intérêts fondamentaux et dans les grandes questions internationales. Ces dernières années, sous la direction du Président Xi Jinping et du Président Conté, les relations entre les deux pays se sont développées de manière globale et en 2016, elles ont été promues au niveau de partenariat stratégique global.<br />
Comme on le dit, c&rsquo;est dans les difficultés qu&rsquo;on reconnaît ses véritables amis. Au début de l&rsquo;indépendance de la Guinée, la Chine a apporté un soutien précieux pour l&rsquo;aider à faire face à la tempête. De 2014 à 2015, une épidémie d&rsquo;Ebola a éclaté en Guinée. À ce moment critique, la Chine a pris l’initiative d&rsquo;offrir une assistance à la Guinée et de lui fournir tout un ensemble de fonds, de matériel, d’aide alimentaire et d’assistance médicale et elle a également envoyé des experts en santé publique. Les diplomates chinois, les équipes médicales, les entreprises et plus de 10 000 Chinois présents en Guinée sont restés dans le pays pendant l&rsquo;épidémie et ont surmonté les difficultés avec la population guinéenne. Cela reflète la fraternité entre les deux peuples qui partagent les difficultés et se soutiennent mutuellement. Dans le même temps, la Chine n&rsquo;a jamais cessé d&rsquo;apporter une contribution positive au développement économique et social de la Guinée. Cette année, dans le cadre du Forum sino-africain sur la coopération, la Chine a installé la télévision numérique par satellite pour 333 villages en Guinée dans le cadre du projet « 10 000 villages connectés », ouvrant ainsi une fenêtre sur le monde à des dizaines de milliers de personnes.<br />
La Chine et la Guinée ont de fortes complémentarités économiques. Ces dernières années, la Chine a coopéré avec la Guinée en matière de prêts aux entreprises, de prêts et d&rsquo;investissements, et leur coopération pragmatique a continuellement donné de nouveaux résultats. La centrale hydroélectrique de Carreta, financée par la Chine, a été achevée en 2015, ce qui a soulagé la grave pénurie d&rsquo;électricité à Conakry et dans les régions avoisinantes en Guinée. Des projets phares tels que l&rsquo;hôtel cinq étoiles Karum et l&rsquo;espace de vie international « Diamond Plaza », qui bénéficient d&rsquo;investissements d&rsquo;entreprises privées chinoises, ont considérablement amélioré l&rsquo;image du pays et des villes de Guinée. Tous les milieux guinéens font l&rsquo;éloge de la Chine en tant qu&rsquo;ami de confiance et partenaire prioritaire de la Guinée.<br />
Le Forum sur la coopération sino-africaine est une plate-forme importante pour la promotion de la coopération entre la Chine et l&rsquo;Afrique et les différentes parties y attachent une grande importance. Le Président Conté a apporté tout son soutien au concept de véritable confiance en soi et d’intérêts légitimes exprimés par le président Xi Jinping et a loué les grandes réalisations de la Chine en matière de réduction de la pauvreté. Dans une interview accordée il y a quelques jours, il a déclaré que « la Chine est un bon exemple pour nous. La Chine, pays vaste et peuplé, peut vaincre la pauvreté et nous pouvons le faire dans des pays africains comptant des dizaines de millions de personnes ». Il a également dit être impatient de saisir l&rsquo;occasion du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine pour participer à la construction de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route », apprendre de l&rsquo;expérience de la Chine en matière de lutte contre la pauvreté et renforcer la coopération dans les domaines de l&rsquo;agriculture, des mines et la construction d&rsquo;infrastructures, pour obtenir des bénéfices mutuels et une prospérité et un développement communs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">7/ La « construction chinoise » reconnue et appréciée à l&rsquo;étranger</span></strong><br />
<em> <span style="font-size: 80%;">Lu Yanan, journaliste au Quotidien du Peuple</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">« Par rapport au passé, c&rsquo;est tout simplement un autre monde ! ». Abdo Yaghi est djiboutien et c&rsquo;est la sixième fois qu&rsquo;il prend le train Djibouti-Addis-Abeba jusqu&rsquo;à la ville de Dere Dawa, dans l&rsquo;est de l&rsquo;Ethiopie. « Avant, pour aller à Dere Dawa, il n&rsquo;y avait que des bus, et avec le mauvais état des routes, le voyage durait 18 heures. Aujourd&rsquo;hui, on peut prendre un train confortable, et en quatre heures on est arrivé », a-t-il dit.<br />
Construit et mis en œuvre par China Railway Group et China Civil Engineering Construction Corporation, le train Djibouti-Addis-Abeba relie l&rsquo;Ethiopie et Djibouti. Long d&rsquo;environ 750 kilomètres, c&rsquo;est la première ligne de chemin de fer transfrontalière électrifiée d&rsquo;Afrique, et la plus longue du genre du continent. C&rsquo;est aussi la première ligne électrifiée entièrement aux « normes chinoises » construite par la Chine en Afrique, tant en matière de normes techniques, d&rsquo;équipements, de financement, de construction, que de supervision, d&rsquo;exploitation et de gestion.<br />
Depuis sa mise en service commercial officielle le 1er janvier de cette année, le chemin de fer Djibouti-Addis-Abeba a rencontré le succès. Au premier semestre de cette année, ses trains ont ainsi transporté un total de 55 000 passagers et expédié des conteneurs de marchandises équivalent à plus de 17 000 EVP, devenant l&rsquo;artère principale du transport de passagers et de marchandises entre les deux pays, l&rsquo;Ethiopie et Djibouti. « Je suis fier de la capacité de l&rsquo;Ethiopie à posséder un tel chemin de fer », a déclaré Desfar, étudiant à l&rsquo;université de Dere Dawa.<br />
Mais il n&rsquo;y a pas que les habitants des deux pays qui ont fait l&rsquo;éloge de cette ligne : elle est également devenue un itinéraire obligatoire pour de nombreuses délégations étrangères. Le 15 juin, plusieurs diplomates de l&rsquo;Union européenne, de la France, du Nigeria et d&rsquo;autres ont pris un train pour inspecter la construction du chemin de fer Djibouti-Addis-Abeba et des parcs industriels situés le long de son parcours.<br />
Le chemin de fer Djibouti-Addis-Abeba est en quelque sorte un microcosme de la construction d&rsquo;infrastructures dans le cadre de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route ». Proposée par la Chine il y a cinq ans, c&rsquo;est un canal international efficace et fluide d&rsquo;accélération des travaux de construction, qui a aussi permis à la « construction chinoise » de se faire connaître et apprécier à l&rsquo;étranger.<br />
La « construction chinoise » adhère au principe de coopération gagnant-gagnant, et propose des paquets innovants. Ainsi, le 21 décembre 2017, le premier train à grande vitesse de Thaïlande -la première phase du projet de coopération ferroviaire sino-thaïlandaise- a été officiellement lancée. « La Thaïlande est entrée dans la deuxième phase d&rsquo;innovation technologique ferroviaire de l&rsquo;histoire, et la connexion entre la Thaïlande et la construction de l&rsquo;initiative &laquo;&nbsp;Une Ceinture, une Route&nbsp;&raquo; va stimuler le développement du cercle économique régional. Je suis très confiant dans la technologie ferroviaire à grande vitesse de la Chine », a déclaré Arkhom Termpittayapaisith, le ministre thaïlandais des Transports.<br />
La « construction chinoise » attache aussi de l&rsquo;importance à l&rsquo;emploi local et cultive les talents locaux. La centrale électrique pakistanaise de Kassim, qui bénéficie des investissements de la société China Power Construction, est la première série de projets concrets liés à la construction de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route ». Au Pakistan, au plus haut de la période de construction, le nombre d&rsquo;ouvriers locaux travaillant sur le projet s&rsquo;est élevé à plus de 3 000, et 100 membres du personnel pakistanais impliqués dans l&rsquo;exploitation et l&rsquo;entretien de la centrale sont allés en Chine, où ils ont suivi une formation technique gratuite de six mois.<br />
Enfin, la « construction chinoise » respecte la culture locale et véhicule des concepts écologiques. Un exemple en est le pont construit par la société chinoise China Road and Bridge sur la ligne de chemin de fer Mombasa-Nairobi : haut de 8-29 mètres, il permet aux girafes de passer tranquillement en dessous et, dans l&rsquo;ensemble du processus, 14 couloirs destinés au passage de la faune ont été installés, et, dans des endroits comme les berges des petits cours d&rsquo;eau, des petits ponceaux ont été construits, pour faciliter l&rsquo;alimentation en eau potable des zèbres et des autres animaux.</p>
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		<title>« Une ceinture, une route »</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jun 2018 09:24:35 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>ou</strong><br />
<span style="font-size: 130%;"><strong>le versant chinois de la mondialisation</strong><a name="6346_1a"></a><sup><a href="#6346_1b">1</a></sup></span></p>
<p style="text-align: justify;">En avril 2013, quelques mois seulement après son intronisation au poste suprême du Parti Communiste Chinois (PCC) et dès son investiture à la présidence de la République populaire de Chine, XI Jinping a évoqué l’idée d’un « rêve chinois » &#8211; <em>Zhongguo mèng</em> -, en réalité un dessein qu’il indiquait comme ligne de vie au peuple chinois : « restaurer la gloire passée de la Chine et de l’Etat, rappeler le désir séculaire d’une Chine moderne, riche et puissante, rendre les Chinois fiers et heureux afin de maintenir la stabilité sociale ». Ce rêve ne relève pas du mirage ou de l’utopie, comme des Occidentaux rationalistes pourraient le comprendre, mais bien d’une perspective qui, pour être éloignée dans le temps, n’en consiste pas moins en un « projet » et un objectif en termes stratégiques.<span id="more-6346"></span> « Nous voulons réaliser le rêve chinois non seulement pour le bien du peuple chinois, mais aussi pour tous les peuples », selon la citation de Xi Jinping inscrite sur le monument récemment érigé à Beidaihe, le temple balnéaire des hiérarques du PCC. C’est ce « projet » universel et cet objectif lointain que nous allons nous efforcer de décortiquer, à la lumière de l’histoire récente bien sûr mais surtout en remettant à jour les conceptions chinoises les plus anciennes, en particulier la vision taoïste du monde telle qu’elle est exprimée par le « <em>Tianxia</em><a name="6346_2a"></a><sup><a href="#6346_2b">2</a></sup> », l’idée d’un monde unifié et harmonieux. Il est probable que cette idée habitait déjà Mao Zedong et qu’il a cru pouvoir, malgré des circonstances défavorables et une situation économique déplorable, brûler les étapes et l’imposer prématurément au peuple chinois à travers la Grande Révolution Culturelle de 1966. Le lourd échec de celle-ci et la dégradation accrue de la situation ont obligé son successeur à changer de méthode et à reprendre le problème à la base, chinoise bien entendu.<br />
En adepte convaincu de la doctrine taoïste et en stratège averti des méandres de l’histoire, le « petit timonier » Deng Xiaoping a appliqué une méthode fréquemment pratiquée par les empereurs chinois en début de dynastie : tenir compte des circonstances – et des échecs – et faire l’exact contraire de son prédécesseur pour atteindre le même objectif. Telle est la signification de la symbolique du chat : peu importe sa couleur du moment qu’il attrape des souris !<br />
Ne conservant de Mao que les 50 % jugés valables et qui s’appellent « le socialisme à la chinoise », Deng va lui adjoindre « le socialisme de marché », cette bouture de capitalisme qui permettra à la Chine, en seulement trente ans, non seulement de corriger les sombres erreurs du maoïsme, mais aussi et surtout de sortir du sous-développement. Les <em>Trente glorieuses</em> chinoises, sous les règnes des deux successeurs de Deng – Jiang Zemin et Hu Jintao -, conduiront la société chinoise vers l’objectif fixé d’un niveau de vie de « petite aisance » &#8211; <em>xiao kang</em> en chinois -, atteint en moyenne et largement dépassé pour plus de six cents millions de Chinois ; réussite exceptionnelle due à une expansion phénoménale et à des taux de développement annuels à deux chiffres, mais qui, d’abord, est encore insuffisante à enrichir « tout le peuple chinois » &#8211; il s’en faut de quelques centaines de millions d’habitants – et qui, ensuite, par sa rapidité forcément désordonnée, a provoqué simultanément « trois montagnes » de problèmes : des inégalités criantes, une corruption généralisée et un désastre environnemental alarmant. La Chine de 2013, lorsque Xi Jinping accède au pouvoir suprême &#8211; il était vice-Président depuis 2008 -, est sortie de l’ornière certes et remise en selle, mais néanmoins « tout reste à faire » tant sur le plan socio-économique intérieur complexe qu’à l’égard d’un monde extérieur rendu très compliqué par les conséquences de la globalisation. De même que Deng avait rompu avec les pratiques maoïstes pour sortir la Chine économique de l’ornière, l’Oncle Xi doit changer de logiciel pour éviter l’impasse qui menace la Chine de 2018.<br />
Dans cette Chine éternelle, dynastique et circulaire, Xi Jinping reprend le cycle trentenaire de ses prédécesseurs pour envisager de faire de la Chine, à l’échéance de 2049 – centenaire de la RPC -, une société développée et moderne. Le rêve paraît donc tout à fait éveillé et la perspective de 2049 assez réaliste, en tout cas à portée d’une Chine déjà en avance à bien des égards sur le calendrier. Ce « rêve chinois » comprend plusieurs volets. Outre l’accession à la modernité pour l’ensemble du pays, ce qui pour son 1,4 milliard d’habitants suppose une croissance économique forte et continue ainsi que la maîtrise des technologies avancées, la Chine se projette comme une « puissance globale », exportant son modèle de développement, étendant son influence culturelle, proposant ses solutions financières et techniques…Et ce dernier volet a un nom depuis le forum de Pékin en mai 2017 : c’est le RBI, pour « <em>Road and Belt Initiative</em> ».<br />
Le mot important est bien celui d’initiative. Après un long siècle d’humiliations, trente ans de « copiage » de la mondialisation occidentale, la Chine est enfin revenue aux manettes et cherche à reprendre l’initiative perdue au début du XIX<sup>e</sup> siècle. Pour un peuple convaincu de son exceptionnalité et de sa supériorité depuis plus de trois mille ans, ce retour au premier rang est un sujet de fierté fondamental. Quels que soient les avatars du PCC, ses fourvoiements, ses crimes et sa dictature, l’ensemble des Chinois ne peut que lui être reconnaissant d’avoir réussi à tourner cette page d’histoire incongrue et avilissante. Le Président Xi l’a mesuré d’emblée et en joue à fond pour asseoir et consolider son pouvoir.<br />
Qu’est-ce que la RBI ou le projet encore dénommé OBOR : « <em>One Belt, One Road</em> », &#8211; une ceinture, une route » ? Une nouvelle « route de la soie », un pont entre l’Orient et l’Occident, une alternative aux réseaux du commerce international, une sorte de plan Marshall mondial ? Probablement un peu de tout cela, mais surtout l’expression concrète de la vision d’un monde <em>à la chinoise</em>, libéré des perversions et des tentacules de la pieuvre américaine et reconstruit à sa manière dans l’intérêt universel de la nation chinoise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Un peu d’histoire…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce projet, sur lequel nous reviendrons en détail, fait appel aux réminiscences de la « <em>Seidenstrasse</em> », cette route de la soie ainsi dénommée dans les années 1870 par le géographe allemand Frédéric von Richthoffen, et qui fut, dans les temps antiques, la voie par laquelle les Hans parvenaient à contourner leurs redoutables voisins Xiongnu (le nom chinois des Huns) et à échanger avec les Yuechi, les Scythes puis les Parthes leurs célèbres et coûteux rouleaux de soie contre d’indispensables chevaux pour leur cavalerie et contre des accords matrimoniaux qui devaient leur assurer, le temps des épousailles, un répit de non belligérance avec les prédateurs Mongols. C’est ainsi d’ailleurs qu’en 420, à l’occasion du tribut d’une princesse chinoise à un khan mongol, celle-ci, avertie à temps de ses futures conditions de vie, inséra dans son chignon quelques cocons de soie que les douaniers de Dunhuang, respectueux du protocole impérial, se gardèrent bien d’aller chercher dans son intimité et dont elle put alors faire l’offrande à son futur seigneur. Le secret de la soie ainsi percé, puis confirmé au début du VI<sup>e</sup> siècle par les espions de l’Empereur Justinien, la culture des bombyx et le tissage de ce produit de luxe se répandirent en Sogdiane d’abord puis dans l’empire byzantin. Entretemps, la soie s’était propagée, grâce aux marchands perses et levantins jusqu’à Rome où sa mode était à son comble, perturbant la vertu romaine nous raconte Pline le Jeune et ruinant les élites impériales qui devaient payer ce tissu chatoyant à son poids d’or.<br />
Mais on ne doit pas se focaliser sur la soie, même si ce produit de luxe fut longtemps la monnaie d’échange des Hans, qui leur permit d’acquérir non seulement les chevaux essentiels à leur cavalerie – en particulier les « chevaux célestes » de la vallée de Ferghana &#8211; mais aussi de découvrir des produits étrangers venant de l’ouest méditerranéen et du sud indien. Les chemins qu’ils empruntaient, aussi dangereux et risqués fussent-ils, leur servaient de lien ombilical avec le reste du monde. Et, contrairement à l’idée du Tianxia qui aurait voulu que la vision chinoise s’étendît sur le monde, ce sont des conceptions « barbares », en particulier des religions comme le christianisme nestorien, le bouddhisme indien, le zoroastrisme iranien, qui parvinrent jusqu’au sein de la Chine impériale et, pour certaines, s’y propagèrent. D’une certaine façon, la Chine exportait ses rouleaux de soie et importait des idées ; en tout cas, elles empruntaient les mêmes itinéraires. Si ce déséquilibre des « valeurs » marque les prémisses de la route de la soie jusqu’à la conquête arabe au VIII<sup>e</sup> siècle, il s’accentuera bien plus tard avec les conquêtes coloniales européennes.<br />
Mais ne brûlons pas les étapes et revenons à l’Empire des Hans pour insister sur le rôle clé de son voisinage centre-asiatique. Constante de la route de la soie, pendant tout l’empire romain et jusqu’à la dynastie des Tang, aucun Chinois ne dépassa le golfe Persique et aucun Romain ne s’aventura au-delà de la mer Caspienne ; les intermédiaires perses puis leurs voisins et successeurs s’étaient appropriés le commerce du coûteux tissu auquel étaient associés les épices indiennes, les fourrures mongoles et tous les produits de luxe dont étaient friandes les personnes fortunées, qu’elle fussent chinoises, européennes ou centre-asiatiques. C’est ainsi que le cœur du continent amassa une richesse considérable autour de villes comme Samarkand, Merv, Bactres… La route de la soie était en fait cantonnée à sa section chinoise – le corridor du Gansu et le bassin du Tarim jusqu’à Kashgar conquis dès le II<sup>e</sup> siècle par le célèbre colonisateur de l’Ouest que fut le Général Ban Chao – alors que le carrefour d’Asie centrale concentrait tous les échanges et redistribuait les produits dans toutes les directions du monde connu. Les premières leçons que nous enseigne l’histoire sont, d’une part que la route chinoise de la soie ne dépassa jamais les obstacles géographiques du Pamir, de l’Hindou-Kouch et des Tianshan (les monts Célestes), d’autre part que la relation terrestre entre l’Orient et l’Occident a toujours étroitement dépendu de la situation politique entre ces hautes chaînes montagneuses et la région qui les sépare de la mer Caspienne. Sans libre passage en Asie centrale, la route de la soie est une fiction.<br />
Et justement l’histoire de cette région centrasiatique, depuis la conquête arabe au VIII<sup>e</sup> siècle jusqu’aux affrontements anglo-russes du XIX<sup>e</sup> siècle, fut aussi mouvementée que compliquée. Les flux et reflux des envahisseurs y furent incessants et, hormis les siècles d’abord de la domination arabo-musulmane puis celle de <em>l’Empire des steppes</em> (décrit par l’historien René Grousset) où Gengis Khan et ses successeurs jusqu’à Tamerlan imposèrent leur autorité sur le plus grand empire que le monde ait jamais connu, l’instabilité de la région fut préjudiciable au commerce entre les pôles extrêmes du continent ; et ce d’autant plus fortement que ceux-ci se trouvaient en crise ou se renfermaient sur eux-mêmes. Du côté chinois, après l’époque faste et mouvementée de la dynastie des Tang, l’Empire du Milieu déclina et se replia au sud du Yang Zi sous la pression constante des Mongols. Du côté européen, après l’apogée carolingien et l’entente avec le monde arabo-musulman, les querelles féodales divisèrent les royaumes chrétiens jusqu’à l’aventure commune des Croisades (XI<sup>e</sup>-XIII<sup>e</sup> siècles). Celles-ci permirent d’abord aux Européens de découvrir les fastes orientaux, les immenses richesses accumulées par Byzance, Antioche et les comptoirs levantins, puis à la cité vénitienne d’imposer son leadership sur le commerce mondial. Lorsque les Mongols installèrent leur empire sur la quasi-totalité de l’Asie à la fin du XIII<sup>e</sup> siècle et qu’ils comprirent tout l’intérêt qu’ils avaient à établir de solides relations commerciales avec le monde méditerranéen, Venise supplanta Byzance (pillée et ruinée par les Croisés) et devint la porte d’entrée de l’Occident. La place Saint-Marc en témoigne encore aujourd’hui. La geste de Marco Polo (1270-1295) s’inscrit dans cette relation momentanément apaisée entre l’Europe méditerranéenne et le lointain Orient.<br />
Avant que l’Asie centrale se trouve elle-même en proie aux divisions, deux événements considérables vont alors toucher les extrêmes du continent eurasiatique. A la fin du XIV<sup>e</sup> siècle, la dynastie mongole des Yuan est chassée par une dynastie populaire, celle des Ming. Sous l’égide de l’empereur Yongle qui renforce la Grande Muraille et construit la Cité interdite de sa capitale Pékin, la Chine connaît une période d’expansion tous azimuts, où l’on voit pendant quinze ans l’Amiral Zheng He arpenter les mers du sud à la tête d’une flotte gigantesque. Puis, brutalement, sans que l’on en comprenne encore aujourd’hui les raisons, dans les années 1435 la Chine des Ming se replie sur elle-même, abandonne ses périples maritimes, démonte ses chantiers navals et détruit sa flotte. Sans doute la menace mongole, toujours vivace, et les déjà considérables problèmes internes de l’Empire du Milieu sont-ils à l’origine de cette fermeture de la Chine au monde extérieur qui ne se démentira pas pendant les quatre siècles suivants, jusqu’au moment où les Anglais en forcèrent les portes. A peu près à la même époque, la poussée turco-mongole s’amplifia aux frontières du Saint-Empire et de l’empire byzantin, rasant toute vie sur son passage et véhiculant la peste noire qui, à partir du siège de Caffa en Crimée (1347) où les assaillants bombardèrent la ville avec des cadavres pestiférés, l’épidémie se répandit comme un incendie dans toute l’Europe et en Afrique du nord, y tuant selon les régions d’un tiers à la moitié de la population ; pour ajouter à ce décor sinistre, la guerre de Cent ans ravageait la France, contribuant à l’appauvrissement européen.<br />
La prise de Constantinople en 1453 et la chute de l’Empire d’Orient byzantin au profit des Ottomans soldait définitivement le passé romain et chrétien de l’Asie mineure. Au Moyen-Orient, la Perse reprenait la main sur ses territoires au sud de la Caspienne et s’opposait au Califat sunnite qui s’était installé à Bagdad puis à Damas. L’Orient et l’Europe s’étaient non seulement repliés sur leurs problèmes internes mais ils étaient en outre séparés par la situation conflictuelle en Asie centrale. La route des caravanes était devenue très dangereusement praticable. Cependant les richesses orientales faisaient toujours rêver les aventuriers européens, notamment ceux qui envisageaient, puisque la terre était désormais ronde (dixit Copernic) et que la voie terrestre était longue et risquée, d’aller aux Indes par la voie océanique. Les progrès techniques, avec la boussole et le gouvernail d’estambouc, permettaient enfin de s’affranchir du cabotage et d’affronter les immensités océaniques.<br />
C’est bien l’idée d’un Génois, dont la cité était la grande rivale de Venise dans le commerce oriental, de chercher une route maritime directe pour atteindre le pays du Grand Khan, s’affranchir de coûteux intermédiaires et en rapporter d’immenses richesses. L’épopée de Christophe Colomb s’inscrit dans celle des routes de la soie et va atteindre indirectement tous ses objectifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Un nouveau monde</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La découverte de l’Amérique en 1492 amorce un cycle de révolutions qui vont confirmer le déclin déjà amorcé des routes transcontinentales entre l’Extrême-Orient et l’Europe et donner aux relations océaniques une ampleur croissante jusqu’à nos jours. Si l’Amérique n’était pas l’Inde fantasmée et recherchée, elle n’en recélait pas moins de richesses et notamment des métaux précieux : l’or du Pérou en particulier qui a déferlé sur l’Espagne puis sur l’Europe aux XVI<sup>e</sup> et XVII<sup>e</sup> siècles, donnant aux pays européens une encaisse monétaire et un pouvoir d’achat considérables ; cet or financera entre autres les somptueux palais espagnols et également, ne l’oublions pas, le château de Versailles.<br />
Mais l’exploit de Colomb n’est pas isolé, Vasco de Gama puis Magellan et toute une série de grands navigateurs vont reconnaître de nouvelles voies maritimes, traversant les océans et implantant des comptoirs aux divers points stratégiques du monde. Cette politique d’hameçonnage inaugurée par le Portugais et les Espagnols – qui se partagent alors le monde selon la clé de répartition papale du traité de Tordesillas en 1494 &#8211; sera amplifiée par les Hollandais puis généralisée par les Britanniques. C’est ainsi que, en moins d’un siècle, enhardis par leurs exploits maritimes et enrichis par l’essor prodigieux du commerce exotique, les Européens vont sillonner le monde et entreprendre de le coloniser.<br />
La suprématie maritime en même temps que la révolution technique, celle notamment des armes à feu, vont conférer aux puissances européennes océaniques – Pays-Bas, Espagne, Angleterre et France – une supériorité militaire qui ne se démentira pas pendant quatre siècles et qui fera d’elles les seules bénéficiaires – politiques et militaires &#8211; des Temps modernes. En moins d’un siècle, la marine à voile, les armes à feu et l’or vont renverser le cours de l’histoire et en déplacer l’axe terrestre traditionnel vers l’océan Indien ; ce que les Anglais vont vite appeler la route des Indes, dont les étapes les plus célèbres sont Suez, Aden, Singapour, les comptoirs indiens et, au bout de la route, Canton et Xiamen. Au XVII<sup>e</sup> siècle, les célèbres Compagnies des Indes détiennent le monopole du commerce avec l’Orient et deviennent de ce fait les véritables maîtres du monde dont les intérêts vont se confondre avec ceux de leurs Etats tutélaires. C’est ainsi que la politique étrangère britannique sera étroitement alignée sur celle de ces empires commerciaux et financiers. Concrètement, le 1<sup>er</sup> décembre 1600 la reine Elizabeth I confère pour vingt ans à la <em>Compagnie anglaise des Indes orientales</em> le monopole du commerce transocéanique, systématisant ainsi le modèle inauguré par les Espagnols, les Portugais et les Hollandais, et inspirant la géopolitique pour plus de quatre siècles.<br />
La route des Indes devient très vite en effet l’artère vitale de l’Empire britannique, fournissant à l’Angleterre industrielle et commerçante aussi bien le coton égyptien que les épices indiennes, le thé ou les porcelaines chinoises et, plus tard, le pétrole iranien. Et c’est autour de cet axe maritime – Gibraltar, Méditerranée orientale, mer Rouge, golfe Persique, océan Indien, détroit de Malacca, mer de Chine – que les Britanniques vont vouloir étendre leur périmètre d’action pour élargir leur influence et garantir leurs ressources en produits exotiques et en matières premières. La route de la soie terrestre est alors délaissée et ce d’autant plus qu’elle est devenue impraticable. En effet, à partir de Pierre le Grand, la Russie entre dans le concert des puissances coloniales et entreprend de s’aventurer bien au-delà de l’Oural vers la Sibérie orientale et au sud vers ce qu’on appelle « les mers chaudes » à travers l’Asie centrale. En effet, si la Caspienne est un lac, la mer Noire débouche à l’ouest sur les détroits contrôlés par les adversaires turcs, et la Russie de ce fait ne peut se relier aux grands courants commerciaux et stratégiques du monde ; elle n’aura donc de cesse – il en sera de même pour l’Union soviétique – de trouver des alliés en Asie centrale, d’y établir un corridor nord-sud et de s’implanter dans la zone iranienne pour atteindre l’océan Indien. Ce faisant, elle entretiendra – et ce au moins jusqu’à la fin de la guerre froide – une large zone d’insécurité depuis le Caucase jusqu’à l’Afghanistan.<br />
La Chine, qui commerçait assez librement avec ses voisins/vassaux asiatiques par les itinéraires terrestres des routes de la soie via le Xinjiang actuel, et avec les pays européens via ses nombreux ports de la côte orientale – Canton, Shanghai, Tianjin, etc. – se trouve dès la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle en butte à des puissances coloniales de plus en plus voraces et devenues très agressives. La multiplication des zones d’affrontement sur des territoires aussi vastes interdira à l’Empire du Milieu d’en conserver l’intégrité ; en une centaine d’années, les <em>Traités inégaux</em> vont mordre dans cet immense domaine, au nord et à l’ouest, notamment au profit de la Russie, en Sibérie orientale et au Turkestan dit chinois. Au sud, c’est l’Angleterre impériale qui s’empare de Hong Kong et qui exige, via Canton, l’échange insolite du thé chinois dont elle ne peut se passer en quantités toujours croissantes contre l’opium afghan, indien ou birman qui ménage son encaisse métallique et ses précieux lingots d’argent métal. L’Empereur jaune s’y oppose et l’Angleterre passe en force : ce sont les guerres de l’opium à partir de 1840, de triste mémoire pour la « loyauté » commerciale des Européens, de honte et d’humiliation pour ce qui forgera la « nation » chinoise. De guerre en guerre jusqu’au début du XX<sup>e</sup> siècle &#8211; la France en a conduit, seule ou avec les Anglais, quatre en soixante ans -, la Chine assujettie est dépecée en zones d’influence entre Russes (en Sibérie et Asie centrale), Japonais (en Mandchourie et Corée), Allemands (au Shandong), Anglais (essentiellement Canton et Hong Kong), Portugais toujours à Macao, et Français (Shanghai et Tianjin). Tous ces pays, chacun à sa manière, exploitent la Chine dans une ambiance coloniale, très loin des relations de puissance qui s’étaient établies dans les siècles précédents, encore plus loin de l’imperium chinois qui régnait au temps des dynasties Tang, Song, Yuan et Ming. La route de la soie est bien morte car son artère vitale et terrestre est coupée aux frontières du Xinjiang par la rivalité anglo-russe ; et ses débouchés maritimes sur l’océan Pacifique sont tous aux mains des puissances coloniales.<br />
Le déclin et la fin de l’Empire chinois en 1911, l’incertitude d’une République affaiblie et controversée par la montée de la contestation nationaliste et communiste d’une part, par l’hostilité, l’invasion puis l’occupation japonaise d’autre part, autant de facteurs déterminants qui contribueront à faire de la Chine la grande absente du monde au XX<sup>e</sup> siècle. Non que l’histoire y soit sans importance mais qu’elle s’y déroule à part et hors du monde. Et la situation en Asie centrale, aux anciens débouchés des routes de la soie, ne fait que se détériorer au détriment de la Chine. Pour faire suite à la colonisation russe au XIX<sup>e</sup> siècle, l’Union soviétique s’impose sans états d’âme à l’est de la mer Caspienne, rêvant toujours de se frayer un chemin vers les mers chaudes, ce qui suppose de contrôler l’Afghanistan-Pakistan et d’avoir un pied en Iran, un autre en Inde. C’est effectivement dans ces pays que les Soviétiques vont tenter de s’investir, toutes les autres républiques en -stans étant réunies à l’URSS, et c’est aussi dans ces pays que les Anglais puis les Américains vont faire face à l’envahisseur soviétique autant pour des raisons géopolitiques évidentes que pour le contrôle des ressources pétrolières, parmi les plus importantes du monde. La Chine est alors hors-jeu dans la région et l’immense territoire du Xinjiang, désertique et montagneux, lui sert réellement de frontière au sens d’espace de sécurité stratégique.<br />
Lorsque Deng Xiaoping décida, au début des années 1980, d’atteler la Chine au paquebot de la mondialisation, c’est naturellement à partir des ports puis des zones franches de la côte Pacifique où la production industrielle et le commerce vont se développer, ces régions maritimes concentrant depuis cette époque l’essentiel de la richesse économique chinoise. Le « petit timonier » ne fait alors qu’utiliser avec un opportunisme remarquable les facilités portuaires qu’avaient en leur temps créé et exploité les puissances coloniales. La Chine chausse les bottes de la mondialisation et appuie sa phénoménale émergence sur les grands courants commerciaux institués dès le XVI<sup>e</sup> siècle par les puissances occidentales.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Le projet « Une Ceinture, Une Route »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’étude sur la carte de ces grands courants commerciaux mondiaux tels qu’ils sont établis en 2015 montre l’importance primordiale des trois façades maritimes qui concentrent l’essentiel du trafic mondial, les côtes chinoise et américaine de l’océan Pacifique, la côte européenne de l’océan Atlantique – mer du Nord. Cette concentration sur trois voies maritimes de 90 % du commerce mondial peut être considérée par le leadeur du marché qu’est devenue la Chine : primo comme une <em>vulnérabilité stratégique</em> – les détroits de Malacca et d’Ormuz en particulier – ; secundo comme une <em>simplification abusive</em> du monde qui ignore des zones continentales importantes ainsi que de nombreuses populations défavorisées ; tertio comme une <em>insupportable mainmise</em> de quelques grandes puissances occidentales sur les artères vitales du monde.<br />
Le projet OBOR, tel qu’il a été officiellement présenté en mai 2017 à Pékin au cours d’une grand-messe à laquelle assistaient plus de soixante pays officiants présente à première vue toutes les caractéristiques pour corriger et contrer ces trois défauts majeurs du système qui investit le monde actuel, vu de Chine. Mais, au-delà, il procède surtout de la philosophie du <em>Tianxia</em>, telle qu’elle a été ébauchée plus haut, et sur laquelle il faut revenir brièvement tant elle semble l’inspiratrice principale de ce projet. Invention de la dynastie antique des Zhou, le Tianxia se présente comme une représentation d’un monde unique – <em>tout sous le même ciel</em> – d’où découle le principe universel qui doit dicter son organisation politique à une humanité cohérente et harmonieuse par destination. Hors de ce système unifié, il ne peut y avoir que désordre et chaos dus aux logiques de division provoquées par la multitude et la dispersion des Etats, des nations, des peuples, mus par leurs seuls intérêts corporatistes ou individuels. La vision chinoise propose un concept d’inclusion du monde – et de l’humanité – dans un système unifié, celui de « <em>Tianxia</em> de dix mille contrées ». Il s’oppose en tous points au système mondial impérialiste, dont nous avons suivi les péripéties au cours des derniers siècles, qui est fondé exclusivement sur les intérêts de quelques-uns, les Etats-puissances. Le nouveau jeu international ouvert par la mondialisation et par l’accession de la Chine aux responsabilités mondiales, incite celle-ci, pour espérer ne pas se laisser absorber par le système mondial en vigueur, à revisiter son histoire et à proposer ce « rêve d’harmonie » à une humanité effectivement disparate et divisée. Mais en attendant que le rêve devienne réalité, il lui faut faire face aux exigences du moment et, en particulier, aux défauts qui lui paraissent majeurs dans l’organisation présente.<br />
La <em>vulnérabilité stratégique</em> est fortement ressentie venant de la façade Pacifique et ce depuis les « humiliations » du XIX<sup>e</sup> siècle. Pour la réduire ou la contourner, quatre dossiers sont jugés essentiels à des degrés divers : Taïwan d’abord, sujet non négociable dont la seule évocation fait entrer en transes n’importe quel apparatchik du Parti ; la Corée du Nord ensuite, pion capital dans le bras de fer avec les Etats-Unis et qui pourrait devenir une carte maîtresse dans le jeu asiatique ; les îlots et récifs des mers de Chine septentrionale et méridionale qui vont servir de bases avancées pour reculer les limites maritimes chinoises et donc pour soulager la pression que fait peser la flotte américaine ; le variantement portuaire en cours par les corridors du Laos, de la Birmanie et de la Malaisie pour accéder directement au golfe du Bengale, irriguer le sud-est asiatique et s’affranchir du détroit de Malacca.<br />
Les grands <em>circuits maritimes</em> actuels procèdent des héritages coloniaux comme des intérêts des puissances commerciales ; ils ignorent des pans entiers de l’humanité et délaissent des zones qui, de ce fait, sont tenues à l’écart du développement mondial. Il y a là un enjeu considérable qui touche une partie de l’Afrique, l’Amérique du sud, l’Europe centrale et méridionale et, bien évidemment l’Asie centrale. Le projet OBOR vise à compléter ces voies en diversifiant un réseau trop concentré et à y favoriser une nouvelle clientèle pour les entreprises chinoises. Sans compter les opportunités nouvelles comme la route arctique, rendue possible par le réchauffement climatique et par les technologies navales. Le projet chinois offre donc une <em>complémentarité</em> à un réseau mondial jugé restrictif et insuffisant, mais il présente surtout une <em>alternative</em> à un système maîtrisé depuis toujours par les grandes puissances commerciales, européennes et américaine. Cette alternative procède du <em>Tianxia</em> et de la multitude de routes, aussi bien terrestres que maritimes, qui permettent son extension pacifique et enrichissante sur le monde entier.<br />
Avant d’en décrire le plan tel qu’il est mis en œuvre en 2018, il faut revenir sur les raisons politiques qui ont présidé à son élaboration et que nous n’avons fait qu’évoquer. Certes, il y a, à la base, la nécessité pour les dirigeants chinois d’aborder la troisième phase de la « renaissance » de l’Empire du Milieu, après celles de Mao et de Deng, mais il ne faut pas sous-estimer les raisons dues aux problèmes intérieurs chinois qui, rappelons-le, ont toujours été, dans la plurimillénaire histoire chinoise, la clé de voûte de toutes ses orientations politiques.<br />
OBOR est d’abord et avant tout un projet à <em>usage interne</em>. En effet, il faut garder à l’esprit qu’en Chine plus qu’ailleurs et même à l’heure de la mondialisation, tout procède de la situation intérieure et du fameux « <em>Tianming</em> », le mandat du Ciel. Depuis près de quarante ans et la célèbre objurgation de Deng aux Chinois de « plonger dans la mer », métaphore employée pour encourager les Chinois à se lancer dans les affaires, ceux-ci dans leur très grande majorité sont obsédés par le « yuan » &#8211; l’argent ; ils ne parlent que de « fric », ne pensent qu’à ça et se débrouillent pour en gagner, voire en « trouver » le plus possible. Cette sujétion d’un peuple entier au dieu « yuan » explique en grande partie la généralisation de la corruption, tant il est avéré que tout, sans guère d’exception, se monnaye et s’achète. Sans nécessairement prétendre à dévaluer ce goût excessif pour l’argent, le Parti souhaite détourner l’attention des classes moyennes pour les mobiliser vers un grand projet qui exalte leurs racines culturelles, leur fierté nationale et leurs intérêts : sortir la tête du porte-monnaie et envisager la « grandeur » de la Chine. Il faudra sans doute des années et quelques résultats spectaculaires pour que l’effet mobilisateur du projet OBOR soit manifeste, mais le Parti se doit d’offrir une alternative idéologique au matérialisme corrupteur actuel.<br />
Sur le plan socio-économique, la situation chinoise est très déséquilibrée et le projet OBOR vise à réduire les inégalités criantes entre les provinces maritimes orientales qui bénéficient de la plupart des industries exportatrices et celles du grand ouest, enclavées et peu développées. Les écarts de richesse y sont de un à dix et s’accroissent chaque année de façon arithmétique. C’est pourquoi la Chine a un besoin vital d’un nouveau grand chantier à l’échelle de ce pays-continent qui permette aussi bien de redynamiser son économie que de rétablir les équilibres régionaux. Cette bascule du développement vers « <em>Xiyu</em> » – le <em>far-west</em> du Xinjiang et du Gansu en particulier (plus de deux millions de km<sup>2</sup>) – est cruciale pour l’harmonie sociale et économique chinoise, mais à condition qu’elle débouche sur les pays voisins d’Asie centrale par des infrastructures modernes et performantes. Et la construction de celles-ci pourra alors absorber une partie non négligeable des immenses surcapacités industrielles (acier, bois, ciment…) qui, à travers d’énormes entreprises étatiques, ont désormais moins à s’employer en Chine centrale et plombent la dynamique libérale de l’économie chinoise. Les ressources actuelles en hydrocarbures de la Dzoungarie et celles potentielles en gaz et pétrole de schiste de l’immense désert de Takamaklan, augmentées de celles des oléo- et gazoducs provenant de Russie et du Kazakhstan, permettent d’envisager une forte industrie pétrolière et chimique dans la région. C’est un axe de développement parmi d’autres &#8211; notamment celui des infrastructures routières, ferroviaires et logistiques qui reprennent les anciens itinéraires et lieux d’étape des caravanes &#8211; mais qui donnera sa crédibilité et son élan au projet OBOR. Développer le grand ouest chinois est la clé de voûte du projet, à partir duquel l’irrigation des pays voisins sera rendue possible et, espèrent les dirigeants chinois, favorablement accueillie.<br />
S’agissant des façades terrestres chinoises, le plan OBOR consiste à créer cinq corridors, sortes de gros tuyaux comprenant voies ferrées et autoroutes, reliant la Chine, d’une part au sud-est asiatique à partir de Kunming, la capitale du Yunnan, vers la Malaisie et Singapour via le Laos, vers le golfe du Bengale via la Birmanie, d’autre part à l’Asie centrale à partir de Kashgar vers le Pakistan et le port de Gwadar, à partir de Khorgos vers le Kazakhstan et les pays de la mer Caspienne. Comme on l’a déjà mentionné, ces corridors ont le double objectif de favoriser les zones frontalières et d’ouvrir de nouveaux marchés aux produits chinois mais aussi de multiplier les points d’échange et de pouvoir s’affranchir, le cas échéant, des ports – vulnérables &#8211; de la côte Pacifique.<br />
Mais le plan est plus ambitieux encore puisqu’il se place dans la vision du <em>Tianxia</em> et de la nécessité de rattacher, partout où cela est possible et rentable, une majorité de pays au grand réseau commercial mondial. Le plan OBOR se projette bien au-delà des atterrages chinois puisqu’il envisage aussi bien de se prolonger en Afrique à partir de Djibouti et de Dar-el-Salam vers l’Ethiopie et le Kenya, de lancer des passerelles en Europe du sud à partir du Pirée ou de Thessalonique en direction de Sofia et Budapest, visant ainsi des zones encore peu ou mal développées et à potentiel important. Il faut ajouter à cette stratégie de la pieuvre étendant ses tentacules vers le monde que ces propositions ne sont pas théoriques, mais qu’elles sont accompagnées de moyens financiers colossaux, une cinquantaine de milliards de dollars en première dotation de la nouvelle Banque Asiatique d’Investissement dans les Infrastructures (BAII), fonds qui pourraient à terme dépasser les 1 000 milliards de dollars. Cette carotte financière est très attrayante pour les pays intéressés et s’apparente à bien des égards à ce que fut le plan Marshall pour l’Europe d’après-guerre. Mais cette seule perspective financière sera-t-elle suffisante pour séduire ces pays très divers et, pour beaucoup, peu habitués aux manières de faire chinoises quand ils ne leur sont pas carrément hostiles ? D’autant qu’elle entraînera pour les pays cibles un fort endettement sur lequel la directrice du FMI a récemment attiré l’attention, les intéressés devenant en outre des « obligés » de la Chine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Un pari risqué pour la Chine</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On mesure mieux ainsi l’enjeu national et l’ampleur mondiale que représente pour la Chine l’initiative « une ceinture, une route ». Mais ce qui sera déterminant dans les prochaines années pour le succès du projet, c’est aussi bien l’adhésion du peuple chinois que l’accueil de la communauté internationale.<br />
S’agissant du premier, personne ne doute de l’autorité du Parti, encore renforcée par le sacre de Xi Jinping lors du XIX<sup>e</sup> Congrès, ni sur sa capacité à conduire un tel projet. Mais on nous permettra d’être plus sceptique sur l’enthousiasme du peuple chinois à l’égard d’un <em>far-west</em> austère qui ne l’attire guère et ce d’autant moins que la farouche population ouïgour, majoritaire dans les oasis du Xinjiang, n’est en général pas favorable aux Hans. Le retard de développement des campagnes et des provinces ou régions de l’ouest, les inégalités géographiques et sociales sont tellement béantes qu’il faudrait une injection massive d’investissements pour stopper cette dégradation et inverser la tendance. C’est donc un pari pour le PC qui, d’une certaine façon, y joue son avenir, et pour le Président Xi qui en fait un des marqueurs de la future « société moderne » qu’il a donnée comme objectif pour les trente prochaines années.<br />
Ce sera sans doute plus compliqué s’agissant de l’attitude de la communauté internationale. Tout d’abord pour les pays périphériques dont la plupart ont entretenu et entretiennent encore des relations méfiantes à l’égard de la Chine. C’est vrai depuis longtemps des pays du sud-est asiatique comme le Vietnam et le Cambodge, mais la Malaisie pourtant très sinisée, la Thaïlande ou la Birmanie peuvent s’inquiéter de l’ « invasion économique » et de la puissance financière chinoise. D’autant que l’aménagement hydroélectrique du Mékong en amont du Laos ne manquera pas d’avoir des répercussions de tous ordres sur la vie des populations implantées en aval.<br />
Du côté centrasiatique, les sept pays en -<em>stan</em>, en proie aux rivalités internationales et aux conflits locaux depuis au moins deux siècles, ont vu leurs capacités économiques se détériorer considérablement et sont demeurés dans un profond état de sous-développement ; la « colonisation » soviétique n’a rien arrangé, entraînant aussi une dégradation de l’environnement et des ressources naturelles, comme la culture intensive du coton en Ouzbékistan qui a contribué à assécher la mer d’Aral. Mais ils regorgent d’hydrocarbures encore très peu exploités, notamment en mer Caspienne, en Ouzbékistan et au Turkménistan, réserves de gaz qui permettraient à la Chine de se désintoxiquer rapidement du charbon hégémonique dans sa production électrique et dont il faudrait qu’elle diminue la part pour commencer à dépolluer le pays et, accessoirement, satisfaire aux recommandations de la COP21. On sait par ailleurs que ces pays d’Asie centrale font partie de l’OCS, organisation de sécurité très largement financée par Pékin mais dont les résultats jusqu’à présent sont peu probants et dont il n’est pas impossible que la minceur ait pu être à l’origine d’une partie du plan OBOR.<br />
Parmi ces pays, la Chine doit pouvoir compter sur le Pakistan, auquel elle a permis d’accéder à l’armement nucléaire, mais le corridor Kashgar-Gwadar qui débouche au plus près du détroit d’Ormuz doit traverser des zones baloutches dont la sécurité est mal assurée. La situation en Afghanistan est tout sauf pacifiée et le mouvement taliban, s’il devait persister, pourrait faire tache d’huile et contaminer ceux des Ouïgours qui sont opposés à la sinisation. Enfin et au-delà, l’Iran des mollahs demeure la clé régionale comme le fut la Perse antique. La « route de la soie » la plus directe relie la Chine à la Méditerranée en passant au sud de la mer Caspienne à hauteur de Téhéran. A défaut de pouvoir rejoindre la Méditerranée tant que la situation en Syrie – et aussi en Irak – est aussi dégradée, l’Iran permettrait d’accéder au golfe Persique et à ses débouchés vers l’océan Indien. On voit bien que la complexité de la géopolitique centrasiatique pose un problème fondamental à la logique du plan OBOR et à ses objectifs méditerranéens.<br />
Pour l’instant et encore pour quelques années sans doute, la relation Chine-Europe est limitée, soit, pour la voie maritime, à l’axe mer Rouge &#8211; canal de Suez, soit, pour la voie terrestre, à la liaison ferroviaire nord-Caspienne via la Russie et l’Ukraine. Ces deux voies actuellement utilisées ne sont pas sans inconvénients ni dépendances à l’égard de pays tiers comme l’Egypte et la Russie. Certes, les relations avec le tsar Poutine semblent excellentes mais, dans le bras de fer que celui-ci semble avoir engagé avec l’Union européenne, la liaison trans-russe ne présente aucune garantie de permanence et peut être interrompue à tout moment. Il en va de même pour le canal de Suez dans une zone perturbée par Daech au Sinaï et par les scories du conflit israélo-palestinien. Quant à un couloir via l’Azerbaïdjan et le Caucase, il semble techniquement et politiquement difficile à mettre en œuvre.<br />
Il faut enfin ajouter, et ce n’est pas la moindre des questions, la présence et les intérêts des Américains dans la région. La présence militaire d’abord en Afghanistan qui risque de durer tant la situation y est incertaine, ainsi que dans les pays environnants où les forces américaines ont des « facilités » aériennes ; ensuite dans le golfe Persique et en Arabie saoudite dont les Etats-Unis sont le protecteur attitré. On sait à quel point le président américain s’oppose aux dirigeants iraniens, non seulement sur le sujet nucléaire mais aussi en raison de leur opposition à Israël et de leur volonté de créer un « axe chiite » qui relierait les trois capitales Téhéran, Bagdad, Damas et aurait prise sur Beyrouth. Une alliance entre Pékin et cet axe chiite ouvrirait effectivement la route transasiatique vers la Méditerranée, mais on peut considérer que les Etats-Unis s’opposeront à une telle perspective par tous les moyens, considérables, dont ils disposent encore dans la région.<br />
Après ce bref examen de la situation géopolitique régionale, il apparaît que, si le projet de « pont » entre l’Orient et l’Occident dont OBOR est porteur est théoriquement très séduisant, il est surtout très problématique. C’est d’ailleurs la leçon de l’histoire qui montre que la « route de la soie » n’a eu de réalité que lorsque les pays d’Asie mineure et centrale étaient pacifiés et/ou sous une autorité unique comme celle des Perses de Darius, des Arabes du Califat ou des Mongols de Tamerlan. Aujourd’hui où la région est morcelée en une quinzaine d’Etats divisés par les religions, les intérêts ou les allégeances, le lien Orient-Occident bute sur cette vaste pétaudière géopolitique.<br />
Il y aurait peut-être une façon de traiter ce problème ou du moins de le mettre sur la table diplomatique, si toutefois l’Europe s’y intéressait. Car l’Union européenne et la Chine pourraient peser d’un poids singulier sur les acteurs principaux d’Asie mineure et centrale en leur proposant, au cours d’une conférence internationale tripartite, des plans de paix et de développement. Mais le vrai problème en la matière est que l’Europe se sent très peu concernée par OBOR. Non, encore une fois, que ce projet soit inintéressant, mais parce qu’il suppose pour la concerner que la question centrasiatique soit résolue. En outre, il ne faut pas le cacher, l’Union européenne a d’autres préoccupations, dans sa périphérie avec les courants migratoires transméditerranéens, en son sein avec la sédition des pays d’Europe centrale. A cet égard, la proposition chinoise, au cours de la conférence 16+1 qui s’est tenue à Budapest en novembre 2017 en présence du Premier ministre Li Keqiang, de financer un corridor sud-européen entre le port du Pirée – Thessalonique et les capitales Sofia et Budapest a été perçue à juste titre par Bruxelles comme une ingérence dans les affaires européennes. Seul fonctionne, mais avec un débit faible, le corridor ferroviaire qui, via le Kazakhstan et la Russie, permet d’atteindre Duisburg en Allemagne et Lyon en France ; s’il représente un symbole fort, c’est loin d’être une révolution dans la relation Chine-Europe. En revanche, s’agissant de la partie africaine d’OBOR, l’Union européenne devrait proposer sa coopération et participer avec les entreprises chinoises à la construction d’infrastructures et de zones industrielles sur la façade orientale du continent – Ethiopie, Tanzanie – dont l’essor démographique et le potentiel économique sont importants et susceptibles de créer des foyers de développement régionaux. Le projet OBOR semble être un bon véhicule pour amorcer une coopération sino-européenne efficace dans une Afrique qui a tant besoin d’investissements massifs et coordonnés.<br />
La France, quant à elle, a une carte à jouer aussi bien politique qu’économique et devrait profiter de l’opportunité OBOR pour concrétiser un partenariat stratégique avec la Chine encore assez virtuel. La Chine a peu d’alliés et guère d’amis dans le monde, pour diverses raisons liées à l’histoire et à la politique. La France, qui se flatte de liens privilégiés avec l’Empire du Milieu, dus en grande partie, on doit s’en souvenir, à la reconnaissance de la République populaire par le Général de Gaulle en 1964, a une occasion historique de tendre la main aux dirigeants de Pékin et de s’associer à leur projet. Elle pourrait le faire dans trois secteurs, en Méditerranée dont elle est riveraine, au Proche-Orient et en Afrique dont elle a une connaissance ancienne, tous trois directement visés dans les objectifs des nouvelles routes de la soie. Son association, selon des modalités et des financements à discuter, renforcerait la crédibilité du projet chinois et faciliterait sans doute les relations sino-européennes le concernant. La France, tributaire de ses alliances traditionnelles et exclusivement occidentales, y trouverait un nouveau souffle diplomatique ainsi que des champs d’action inédits. Il est probable que la Chine lui en serait reconnaissante et qu’à terme elle pourrait, grâce à cette initiative, avoir une meilleure opinion des capacités de notre pays et une moindre méfiance à l’égard des démocraties occidentales. En tout cas, ce qui parait à peu près assuré, c’est que la Chine seule et sans alliés puissants peinera à réaliser ce « rêve chinois » qui est pourtant un élément capital de sa réussite.</p>
<p style="text-align: right;">Eric de La Maisonneuve<br />
Général de division (2S)<br />
Président de la Société de Stratégie<br />
Ancien professeur invité à l’Institut de Diplomatie de Pékin (CFAU)</p>
<p style="text-align: justify; font-size: 80%;"><a name="6346_1b"></a><sup><a href="#6346_1a">1</a></sup> Cet article a été publié dans la <em>Revue de Défense nationale</em> en deux parties (mai et juin 2018).<br />
<a name="6346_2b"></a><sup><a href="#6346_2a">2</a></sup> Littéralement « sous le ciel » qu’on peut traduire par l’idée de souveraineté si elle est rapportée à une seule nation ou par celle d’universalité si elle s’applique au monde. <em>Tianxia</em>, c’est le titre du livre remarquable et indispensable de Zhao Tingyang, traduit du chinois par Jean-Paul Tchang aux Editions du Cerf, mars 2018.</p>
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		<title>Nouvelles de Chine – avril 2018</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Apr 2018 12:19:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vincent]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Discours de clôture du Président XI Jinping (APN) Le président chinois Xi Jinping a prononcé mardi 20 mars 2018 un discours lors de la réunion de clôture de la première session de la 13e Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois). Voici le texte intégral : Chers députés, J&#8217;ai été élu lors de cette session pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">Discours de clôture du Président XI Jinping (APN)</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 80%;"><em>Le président chinois Xi Jinping a prononcé mardi 20 mars 2018 un discours lors de la réunion de clôture de la première session de la 13<sup>e</sup> Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois). Voici le texte intégral :</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Chers députés,<br />
J&rsquo;ai été élu lors de cette session pour continuer d&rsquo;assumer le poste de président de la République populaire de Chine (RPC). Je voudrais exprimer ma sincère gratitude pour la confiance qui m&rsquo;a été témoignée par tous les députés et le peuple chinois de tous les groupes ethniques.<br />
C&rsquo;est une mission glorieuse et une lourde responsabilité que d&rsquo;occuper ce grand poste de président de la République populaire de Chine. Comme toujours, je remplirai avec fidélité les responsabilités qu&rsquo;impose la Constitution, serai fidèle à la patrie et au peuple, accomplirai mon devoir scrupuleusement, ferai de mon mieux, serai diligent au travail et resterai dévoué. Je continuerai à être le serviteur du peuple, accepterai la surveillance du peuple et ne trahirai en aucun cas la grande confiance de tous les députés et du peuple chinois de tous les groupes ethniques.<br />
Aussi haut que soit le poste que l&rsquo;on occupe, tout le personnel des organes de l&rsquo;Etat doit fermement garder à l&rsquo;esprit que notre république est la République populaire de Chine, à toujours accorder la priorité au peuple dans son cœur, à toujours servir le peuple sans réserve, et à toujours travailler dur pour les intérêts et le bonheur du peuple.<span id="more-6336"></span><br />
Chers députés,<br />
Le peuple est le créateur de l&rsquo;histoire ; le peuple est le véritable héros. La magnifique histoire de développement de la nation chinoise a été écrite par le peuple chinois ! La civilisation chinoise vaste et profonde a été créée par le peuple chinois ! L&rsquo;esprit de la nation chinoise, qui est resté frais et vital à travers le temps, a été cultivé par le peuple chinois ! Les efforts du peuple chinois ont conduit à un grand bond de la nation chinoise, passant d&rsquo;une nation qui s&rsquo;est relevée à une nation riche, puis à une nation puissante !<br />
Le caractère et le talent du peuple chinois ont créé la civilisation chinoise avec des milliers d&rsquo;années d&rsquo;histoire. Ils ont également exercé une influence profonde sur le développement de la Chine et sur l&rsquo;ethos du peuple chinois de nos jours. Le grand esprit national, cultivé, transmis et développé par le peuple chinois pendant ses efforts à long terme, a donné une forte impulsion au développement de la Chine et de la civilisation humaine.<br />
– Le peuple chinois possède une grande créativité<br />
Pendant les milliers d&rsquo;années d&rsquo;histoire, le peuple chinois a toujours été travailleur, innovant et créatif avec diligence. Notre pays a été le berceau de grands penseurs de renommée mondiale comme Laozi, Confucius, Zhuangzi, Mencius, Mozi, Sunzi et Han Feizi. Les réalisations scientifiques magnifiques du peuple chinois telles que le papier, la poudre à canon, l&rsquo;imprimerie et la boussole ont exercé une influence profonde sur le progrès de la civilisation humaine. Nous avons créé de grandes œuvres d&rsquo;art, comme le Livre des Odes, les chants du royaume Chu, la prose en rimes de la dynastie Han, la poésie de la dynastie Tang, les couplets musicaux de la dynastie Song, le théâtre de la dynastie Yuan et les romans des dynasties Ming et Qing. Nous avons transmis l&rsquo;Epopée du roi Gesar, l&rsquo;Epopée de Manas et l&rsquo;Epopée de Jangar. Nous avons construit des projets magnifiques comme la Grande Muraille, le barrage de Dujiangyuan, le Grand Canal, la Cité interdite et le Palais du Potala.<br />
Aujourd&rsquo;hui, la créativité du peuple chinois a été libérée à un niveau jamais atteint auparavant, ce qui a permis à notre pays de se développer rapidement et d&rsquo;avancer à grands pas vers l&rsquo;avant-garde du monde. Je crois que, tant que le peuple chinois, dont la population s&rsquo;élève à plus de 1,3 milliard, continuera à développer une grande créativité, nous créerons certainement des miracles les uns après les autres.<br />
– Le peuple chinois possède un fort esprit combatif<br />
Pendant les milliers d&rsquo;années d&rsquo;histoire, le peuple chinois a toujours abandonné ce qui était ancien pour introduire la nouveauté. Notre poursuite du progrès n&rsquo;a jamais cessé. Nous avons développé et construit un pays immense et beau, et nous avons exploré une vaste étendue de territoires marins. Nous avons exploité des champs cultivés étendus et productifs, maîtrisé des milliers de rivières sauvages et surmonté d&rsquo;innombrables catastrophes naturelles. Nous avons créé des bourgs et des villages dispersés à travers le pays et nous avons développé une gamme complète d&rsquo;industries. Des vies variées et colorées ont pris forme. Le peuple chinois est depuis les temps anciens conscient que nous ne pouvons pas rester les bras croisés et récolter les fruits du travail des autres, et que le bonheur ne peut être atteint qu&rsquo;à travers un grand effort. Ce que le peuple chinois a réalisé provient de l&rsquo;ingéniosité et de l&rsquo;expertise, du travail dur et des sacrifices énormes. Je crois que, tant que le peuple chinois, dont la population s&rsquo;élève à plus de 1,3 milliard, soutiendra ce grand esprit de lutte, nous atteindrons certainement le grand objectif de créer une meilleure vie.<br />
– Le peuple chinois possède une grande unité<br />
Au cours des millénaires, le peuple chinois s&rsquo;est uni pour le meilleur et pour le pire, a bâti un pays uni avec diverses ethnies, développé des relations harmonieuses entre 56 groupes ethniques divers et imbriqués, formant une grande famille chinoise où on s&rsquo;entraide et se défend mutuellement. En particulier depuis les temps modernes, face à une invasion étrangère critique et importante, tous les groupes ethniques ont mené une lutte héroïque et sanglante pour vaincre tous les envahisseurs extrêmement vicieux et sauvegarder l&rsquo;indépendance et la liberté nationales. Ils ont écrit ensemble une grande épopée sur la défense de la nation chinoise contre l&rsquo;agression étrangère. Aujourd&rsquo;hui, la Chine, avec tous les groupes ethniques agissant avec un même cœur, a réalisé des accomplissements extraordinaires. Le peuple chinois a appris de notre propre expérience que c&rsquo;est uniquement en s&rsquo;unissant que nous pouvons être forts et aller de l&rsquo;avant, et qu&rsquo;un pays divisé ne peut pas se développer. Je crois que, tant que le peuple chinois, avec plus de 1,3 milliard d&rsquo;habitants, soutiendra le grand esprit d&rsquo;unité, nous forgerons de manière certaine une force irrépressible et invincible.<br />
– Le peuple chinois est un peuple possédant de grands rêves<br />
Au cours d&rsquo;une histoire plusieurs fois millénaire, le peuple chinois a toujours été attaché à ses rêves et déploie des efforts sans relâche pour les réaliser. Nous avons non seulement créé un idéal de vie de <em>moyenne aisance</em>, mais aussi une aspiration au bien commun. D&rsquo;anciennes mythologies chinoises telles que Pangu crée le monde, Nyuwa répare le ciel brisé, Fuxi présente les huit trigrammes, Shennong goûte des herbes, Kuafu poursuit le soleil, Jingwei comble la mer et Yugong déplace les montagnes, reflètent l&rsquo;esprit persévérant que possède le peuple chinois afin de poursuivre et réaliser courageusement ses rêves. Le peuple chinois a la croyance ferme que peu importe la hauteur d&rsquo;une montagne, si vous escaladez, vous atteindrez le sommet ; peu importe la longueur d&rsquo;une route, si vous continuez à avancer, vous arriverez à destination. Depuis l&rsquo;époque moderne, la réalisation du rêve chinois du renouveau national est devenue le plus grand rêve de la nation chinoise. Le peuple chinois ne cède jamais malgré les revers, et reste ferme et indomptable. Possédant un esprit de lutte jusqu&rsquo;au dernier souffle contre l&rsquo;ennemi, la résolution de réparer les pertes en comptant sur ses propres forces, et la capacité de se lever parmi les nations, le peuple chinois a lutté continuellement pendant plus de 170 années pour réaliser le grand rêve. Aujourd&rsquo;hui, nous sommes plus proches, plus confiants et plus capables que jamais de réaliser l&rsquo;objectif du renouveau national. Je suis persuadé que nous pouvons et allons réaliser le grand renouveau de la nation chinoise, tant que plus de 1,3 milliard de Chinois continueront à faire rayonner ce grand esprit de poursuite des rêves.<br />
<strong>Camarades, avoir un si grand peuple, une si grande nation et un si grand esprit national représente notre fierté, notre force spirituelle nous permettant de renforcer notre confiance dans la voie, la théorie, le système et la culture du socialisme à la chinoise, ainsi que notre force fondamentale qui nous conduit à avancer malgré toutes les difficultés.</strong><br />
La Chine est un pays socialiste de dictature démocratique populaire, dirigé par la classe ouvrière et fondé sur l&rsquo;alliance des ouvriers et des paysans ; elle est un pays où tous les pouvoirs de l&rsquo;Etat appartiennent au peuple. Nous devons fonder nos efforts dans les intérêts du peuple, assurer le statut principal du peuple, apprendre humblement du peuple et prêter attention à ses besoins et s&rsquo;inspirer de sa sagesse. Nous devons assurer que le critère fondamental soit l&rsquo;obtention du soutien, de l&rsquo;acceptation, de la satisfaction et de l&rsquo;approbation du peuple. <em><strong>Nous devons concentrer nos efforts dans la résolution des questions les plus urgentes et les plus immédiates qui préoccupent le plus le peuple.</strong></em> Nous devons également assurer que l&rsquo;ensemble du peuple chinois puisse partager le bonheur et la fierté dans le processus historique du renouveau national.<br />
Chers députés,<br />
Ce n&rsquo;est que lorsque le peuple aura confiance que la nation aura un avenir brillant et la force. <em><strong>Le socialisme à la chinoise est entré dans une nouvelle ère</strong></em>, le peuple chinois très travailleur et courageux a fait preuve de confiance, de respect de soi et d&rsquo;auto-amélioration. La Chine, une nation orientale qui est à la fois ancienne et moderne, est pleine de vigueur et subit de grands changements. La voie, la théorie, le système et la culture du socialisme à la chinoise ont diffusé une grande vitalité, tandis que des miracles continuent de se produire sur nos terres. Nous avons pleine confiance dans notre avenir.<br />
L&rsquo;histoire a prouvé et continuera de prouver que seul le socialisme peut sauver la Chine et que ce n&rsquo;est qu&rsquo;en restant fidèle au socialisme à la chinoise et en le développant que nous pourrons réaliser le grand renouveau de la nation chinoise. <strong><em>La Chine et le monde sont dans une phase de changements complexes et profonds. La Chine se trouve encore dans une période importante stratégique pour le développement. Nous jouissons d&rsquo;un environnement de développement favorable qui était inimaginable par le passé, mais nous faisons également face à des difficultés et des défis sans précédent.</em></strong> Lors de son 19<sup>e</sup> Congrès national, le PCC a élaboré un plan exceptionnel visant à remporter la victoire décisive de l&rsquo;édification intégrale d&rsquo;une société d&rsquo;aisance moyenne, à entamer la nouvelle marche de l&rsquo;édification intégrale d&rsquo;un pays socialiste moderne et à réaliser le grand renouveau de la nation chinoise. <em><strong>Il faudra une nouvelle Longue Marche pour concrétiser ce plan.</strong></em> Bien que nous ayons un long chemin à parcourir, il ne nous reste qu&rsquo;un temps limité et nous ne pouvons pas nous relâcher. Nous ne devons pas nous satisfaire du statu quo, nous laisser aller dans la facilité et le confort, et laisser le plaisir nous faire oublier les inquiétudes. Nous devons rester fidèles à notre engagement initial, garder constamment à l&rsquo;esprit notre mission et lutter pour la réaliser, afin de réaliser des accomplissements remarquables dans la nouvelle ère.<br />
Nous devons nous adapter à la nouvelle conjoncture historique du développement de notre pays, agir conformément à l&rsquo;évolution de la principale contradiction de la société chinoise, tout en portant haut le grand drapeau du socialisme à la chinoise et en mettant entièrement en œuvre l&rsquo;esprit du 19<sup>e</sup> Congrès national du PCC et des deuxième et troisième sessions plénières du 19<sup>e</sup> Comité central du PCC. Nous devons suivre le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong, la théorie de Deng Xiaoping, la pensée importante de la &laquo;&nbsp;Triple Représentation&nbsp;&raquo;, le concept de développement scientifique et la <strong><em>pensée sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère</em></strong>. Nous devons rester fidèles au principe général d'&nbsp;&raquo;aller de l&rsquo;avant à pas assurés&nbsp;&raquo;, adhérer à la vision du développement centré sur le peuple, planifier &laquo;&nbsp;la grande lutte, la grande œuvre, la grande cause et le grand rêve&nbsp;&raquo; dans leur ensemble et assurer l&rsquo;application coordonnée du Plan global en cinq axes et des dispositions stratégiques des &laquo;&nbsp;Quatre intégralités&nbsp;&raquo;, afin de frayer un nouveau chemin à la cause du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère.<br />
Notre objectif consiste à faire de la Chine un grand pays socialiste moderne à la fois prospère, puissant, démocratique, hautement civilisé, harmonieux et beau au milieu du siècle.<br />
Nous déploierons davantage d&rsquo;énergie et adopterons plus de mesures concrètes dans l&rsquo;approfondissement de la réforme dans tous les domaines, l&rsquo;intensification de l&rsquo;ouverture, l&rsquo;application d&rsquo;une nouvelle vision de développement, la promotion d&rsquo;un développement économique de haute qualité et le développement d&rsquo;une économie modernisée pour renforcer la puissance économique et technologique de la Chine ainsi que la puissance globale de la nation, afin de mieux démontrer la vitalité de l&rsquo;économie de marché socialiste.<br />
Nous consacrerons davantage d&rsquo;énergie et adopterons plus de mesures concrètes pour développer la démocratie socialiste, maintenir l&rsquo;unité de la direction du Parti, la gestion du pays par le peuple et la gouvernance basée sur la loi, construire un pays d&rsquo;Etat de droit socialiste, promouvoir la modernisation du système et de la capacité de gouvernance de l&rsquo;Etat, consolider et développer le front uni patriotique le plus large possible, afin d&rsquo;assurer que le peuple jouisse de droits démocratiques de manière plus large, plus complète et plus authentique, démontrant ainsi la puissance de la démocratie socialiste.<br />
Nous déploierons davantage d&rsquo;énergie et de mesures concrètes dans le développement d&rsquo;une grande culture socialiste en Chine, la culture et le respect des valeurs socialistes essentielles, et la promotion de l&rsquo;évolution créative et du développement innovant d&rsquo;une bonne culture chinoise traditionnelle, afin de mieux démontrer l&rsquo;influence de la civilisation chinoise, ainsi que son pouvoir d&rsquo;unité et sa capacité d&rsquo;inspiration.<br />
Nous déploierons davantage d&rsquo;énergie et de mesures concrètes pour assurer et améliorer les conditions de vie du peuple, renforcer et développer de nouvelles méthodes de gouvernance sociale, gagner résolument la lutte contre la pauvreté, promouvoir l&rsquo;équité et la justice, et faire des progrès stables visant à assurer au peuple l&rsquo;accès aux soins pour les enfants, à l&rsquo;éducation, à l&rsquo;emploi, aux services médicaux, aux soins pour les personnes âgées, au logement et à l&rsquo;assistance sociale, afin de mieux démontrer la réalisation de la prospérité commune pour tous dans la vie réelle du peuple.<br />
Nous adhérerons à la direction absolue du PCC sur les forces armées du peuple et appliquerons intégralement la pensée du Parti sur le renforcement de l&rsquo;armée pour la nouvelle ère. Nous continuerons à renforcer la fidélité politique des forces armées, à les renforcer via la réforme et les technologies, et à les gérer en vertu de la loi. Nous accélérerons nos démarches visant à mettre en place un système de forces armées de classe mondiale à la chinoise. Nous créerons un système de combat moderne avec des caractéristiques distinctives chinoises. Nos forces armées doivent assumer les missions et les tâches de la nouvelle ère que le Parti et le peuple leur confient.<br />
Nous appliquerons de manière complète et fidèle les politiques d'&nbsp;&raquo;un pays, deux systèmes&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;gestion de Hong Kong par les Hongkongais&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;gestion de Macao par ses habitants&nbsp;&raquo;, et d&rsquo;un haut degré d&rsquo;autonomie pour les deux régions. Il est impératif d&rsquo;agir strictement en conformité avec la Constitution de la Chine et les lois fondamentales des deux régions administratives spéciales. Nous soutiendrons les gouvernements et les chefs de l&rsquo;exécutif des deux régions dans l&rsquo;exercice d&rsquo;une gouvernance basée sur la loi et dans la poursuite de leurs efforts. Nous soutiendrons Hong Kong et Macao pour ce qui a trait à l&rsquo;intégration de leur propre développement au développement global du pays. Nous encouragerons un plus grand patriotisme et un plus fort sens de l&rsquo;identité nationale parmi les populations de Hong Kong et de Macao. Nous maintiendrons une prospérité et une stabilité durables à Hong Kong et à Macao. Nous devons maintenir le principe d&rsquo;une seule Chine, adhérer au Consensus de 1992, promouvoir le développement pacifique des relations entre les deux rives et élargir les échanges économiques et culturels ainsi que la coopération à travers le détroit de Taiwan. Nous sommes prêts à partager les opportunités de développement dans la partie continentale de la Chine avec les compatriotes de Taiwan, à améliorer le bien-être des compatriotes de Taiwan et à faire avancer le processus vers la réunification pacifique de la Chine.<br />
C&rsquo;est le souhait commun du peuple chinois et il est dans l&rsquo;intérêt fondamental de la nation chinoise de sauvegarder la souveraineté et l&rsquo;intégrité territoriale de la Chine et de réaliser la réunification complète de la Chine. Face aux grands intérêts nationaux et au cours de l&rsquo;histoire, toutes les démarches et tous les stratagèmes visant à diviser la Chine sont voués à l&rsquo;échec. Ils susciteront la condamnation du peuple chinois et devront faire face au châtiment de l&rsquo;histoire. Le peuple chinois a la détermination, la confiance et la capacité de déjouer toute tentative sécessionniste sous quelque forme que ce soit. Le peuple chinois et la nation chinoise partagent une conviction commune selon laquelle il est intolérable et absolument impossible de séparer de la Chine ne serait-ce qu&rsquo;un pouce du territoire de notre grand pays.<br />
Chers députés,<br />
Le monde où nous vivons est plein d&rsquo;espoir et de défis. Le peuple chinois a depuis toujours le sens de la justice et de la compassion. Le peuple chinois a depuis toujours étroitement lié son destin à celui des peuples du monde entier. Le peuple chinois a depuis toujours prêté une attention étroite et fourni son assistance désintéressée aux peuples qui vivent encore dans la guerre, la tourmente, la faim et la pauvreté. <strong><em>Le peuple chinois est toujours prêt à faire de son mieux pour contribuer à la paix et au développement de l&rsquo;humanité. Ce souhait du peuple chinois est sincère.</em></strong> La Chine ne poursuivra jamais son développement au détriment des intérêts des autres. Le développement de la Chine ne représente une menace pour aucun pays. La Chine ne cherchera jamais l&rsquo;hégémonie ni l&rsquo;expansion. Seuls ceux qui sont habitués à menacer les autres voient des menaces partout. Le souhait sincère et l&rsquo;action pratique du peuple chinois visant à contribuer à la paix et au développement de l&rsquo;humanité ne doivent pas être mal interprétés ni déformés. La justice triomphera !<br />
La Chine continuera à hisser haut la bannière de la paix, du développement, de la coopération et des bénéfices mutuels. La Chine restera sur la voie du développement pacifique et continuera à poursuivre la stratégie d&rsquo;ouverture mutuellement bénéfique. La Chine s&rsquo;efforcera de maintenir l&rsquo;équité et la justice internationales. Aux yeux du pays, toutes les affaires dans le monde doivent être traitées via une consultation avec les peuples du monde entier, et la Chine n&rsquo;imposera jamais sa volonté aux autres. La Chine continuera à promouvoir activement l&rsquo;initiative &laquo;&nbsp;la Ceinture et la Route&nbsp;&raquo;, et à renforcer ses échanges et sa coopération avec les pays du monde entier, afin de permettre à la réforme et au développement de la Chine de bénéficier à l&rsquo;humanité. La Chine continuera à participer activement à l&rsquo;évolution et à la construction du système de gouvernance mondiale. <strong><em>La Chine fournira plus de sagesse chinoise, plus de solutions chinoises et plus de puissance chinoise au monde pour construire un monde ouvert, inclusif, propre et beau qui profitera d&rsquo;une paix durable, d&rsquo;une sécurité universelle et d&rsquo;une prospérité commune.</em></strong> Que le soleil de la communauté de destin pour l&rsquo;humanité illumine le monde !<br />
Chers députés,<br />
La direction du PCC est la caractéristique essentielle du socialisme à la chinoise. Le Parti est la force suprême de direction politique et la garantie fondamentale du grand renouveau de la nation chinoise. Tout doit être placé sous la direction du Parti, que ce soit les organisations du Parti, le gouvernement, l&rsquo;armée, la société civile et quel que soit l&rsquo;endroit où l&rsquo;on se trouve. Les organisations politiques, les organisations populaires, les groupes ethniques et le peuple de tous les secteurs à travers le pays doivent s&rsquo;unir étroitement autour du Comité central du PCC, renforcer les &laquo;&nbsp;Quatre consciences&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;Quatre confiances&nbsp;&raquo;, et avancer vers l&rsquo;avant avec un seul et même cœur.<br />
Pour assumer la responsabilité historique consistant à conduire le peuple dans la grande révolution sociale, le PCC doit avoir le courage de se réformer, adhérer à l&rsquo;engagement du Parti consistant à servir le bien public et à exercer le pouvoir dans l&rsquo;intérêt du peuple, mettre en œuvre une gouvernance stricte au sein de l&rsquo;ensemble du Parti, éliminer résolument tous les types d&rsquo;inaction et de corruption, toujours communier de manière sincère avec le peuple, toujours partager les conforts et les difficultés avec le peuple, toujours travailler dur ensemble avec ce dernier, toujours préserver le caractère d&rsquo;un parti marxiste au pouvoir, toujours rester à la pointe de l&rsquo;époque et toujours être l&rsquo;épine dorsale du peuple chinois et de la nation chinoise !<br />
Chers députés,<br />
&laquo;&nbsp;Vous reconnaissez facilement le vent printanier, comme la floraison aux mille couleurs éclatantes fait le printemps&nbsp;&raquo;. Après environ sept décennies de travail difficile sous la direction du PCC, notre république populaire a grandi vigoureusement, et elle se tient maintenant haute et déterminée en Orient avec une posture totalement nouvelle.<br />
La nouvelle ère appartient à tous, et nous sommes tous ses témoins, créateurs et bâtisseurs. Aucune force ne peut empêcher la marche du peuple chinois vers ses rêves tant que nous nous unissons et nous luttons ensemble !<br />
Nous devons naviguer sur la puissante force motrice de la nouvelle ère à pleine vapeur, en tenant fermement le timon et en conservant un bon moral. Le grand navire de la nation chinoise portant les grands rêves de plus de 1,3 milliard de Chinois continuera de surmonter les difficultés, d&rsquo;aller de l&rsquo;avant et de se lancer pour un long voyage vers un avenir plein d&rsquo;espoir !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">2013-2018 : les brillants résultats de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route »</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 80%;">Zhu Dongjun, journaliste au Quotidien du Peuple</span></p>
<p style="text-align: justify;">En 2013, le président chinois Xi Jinping a proposé plusieurs initiatives de coopération pour la construction de la « Ceinture économique de la Route de la Soie » et de la « Route de la Soie maritime du 21<sup>e</sup> siècle ». Au cours des cinq dernières années, l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route » a reçu la réponse positive et la participation de plus de 140 pays et régions et a donné des résultats fructueux.<br />
Lors d’une conférence de presse organisée le 11 mars à l’occasion de la première session de la 13<sup>e</sup> ANP, le ministre du Commerce Zhong Shan a fait part du bilan de la coopération économique et commerciale dans le cadre de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route ».<br />
Premièrement, l&rsquo;échelle du commerce continue de s&rsquo;étendre. En 2017, les importations et exportations totales de la Chine avec les pays liés à l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route » se sont montées à 1 100 milliards de dollars, en augmentation de 14,8% d’une année sur l’autre, un chiffre supérieur de 3,4% par rapport au taux de croissance global du commerce extérieur de la Chine. Dans le même temps, le niveau de facilitation des échanges dans les pays et régions concernés a continué d&rsquo;augmenter.<br />
Deuxièmement, les domaines d&rsquo;investissement continuent de s&rsquo;étendre. Les investissements directs cumulés de la Chine dans les pays concernés ont dépassé les 60 milliards de dollars, touchant de nombreux secteurs comme l&rsquo;agriculture, la fabrication et les infrastructures.<br />
Troisièmement, de solides progrès ont été réalisés dans les grands projets. Un ensemble d&rsquo;infrastructures telles que des chemins de fer, des autoroutes et des ports ont été achevés, et plusieurs projets de coopération dans le domaine de l&rsquo;énergie et des ressources se sont déroulés sans heurt. Dans le même temps, le niveau de facilitation des échanges dans les pays et régions concernés a continué d&rsquo;augmenter.<br />
Selon Zhong Shan, la Chine s&rsquo;est engagée à construire l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route » sur la voie de la paix, de la prospérité, de l&rsquo;ouverture, de l&rsquo;innovation et de la civilisation. Pour la suite, le ministère du Commerce se concentrera sur la création de la première Exposition internationale de l’importation et autres nouvelles plateformes de coopération internationale, la création de projets de coopération majeurs en matière d’investissement, des projets d&rsquo;aide à l’étranger tels que la « Perle de la Route de la soie », le développement du « Commerce électronique de la Route de la Soie », pour promouvoir le commerce, la libéralisation, la facilitation des investissements, et mettre en œuvre d&rsquo;importantes initiatives d&rsquo;aide à l’étranger.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">La Chine a signé 16 accords de libre-échange impliquant 24 pays et régions</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 80%;"><em>Wang Yunsong, journaliste au Quotidien du Peuple</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le 11 mars a eu lieu une conférence de presse organisée à l’occasion de la première session de la 13<sup>e</sup> ANP ; à cette occasion, Wang Shouwen, vice-ministre du Commerce et vice-représentant aux négociations sur le commerce international, a annoncé que « La Chine a signé 16 accords de libre-échange avec 24 pays, ce qui fait qu’on peut dire que l’initiative &laquo;&nbsp;Une Ceinture, une Route&nbsp;&raquo;, s’appuyant sur ce qui l’environne et son rayonnement, fait face au monde entier ».<br />
Les pays cibles de ces 16 accords de libre-échange comprennent à la fois des pays voisins de la Chine et des pays situés le long du parcours de l’initiative « Une Ceinture, une Route ». On y trouve ainsi, par exemple, le Pakistan, la Géorgie, le Pérou, le Chili et bien d’autres. Le réseau de zones de libre-échange de la Chine comprend à la fois des pays développés et des pays en développement.<br />
Le développement des relations commerciales et d&rsquo;investissement entre la Chine et ses partenaires de libre-échange est plus rapide que celui des relations avec des partenaires non concernés par ce type d’accords. Par exemple, a dit Wang Shouwen, le volume de commerce entre la Chine et l&rsquo;ASEAN en 2017 a atteint 500 milliards de dollars, soit six fois plus que lors de la première année de mise en œuvre de l&rsquo;accord de libre-échange entre la Chine et l’ASEAN. Avant cet accord, la Chine était le cinquième partenaire commercial de l&rsquo;ASEAN, aujourd’hui elle en est le premier.<br />
Selon Wang Shouwen, la négociation et la signature d&rsquo;accords de libre-échange avec des pays étrangers est un élément important de l&rsquo;ouverture de la Chine au monde extérieur et un point de départ important pour l&rsquo;expansion des échanges internationaux et de la coopération. À l&rsquo;avenir, la Chine accélérera la construction du réseau des zones de libre-échange.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">Economie : le bon départ de l&rsquo;économie chinoise en 2018</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 80%;"><em>Lu Yanan et Du Yifei, journalistes au Quotidien du Peuple</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le 14 mars ont été officiellement publiées les données économiques de la Chine pour les mois de janvier et février ; à ce sujet, Mao Shengyong, porte-parole du Bureau national des statistiques a souligné, lors d&rsquo;une conférence de presse organisée par le Bureau d&rsquo;information du Conseil des affaires de l’État, le bon départ de l&rsquo;économie chinoise cette année.<br />
Le rôle majeur de la modernisation de la consommation continue de se renforcer. Ainsi, en janvier et février, les ventes au détail totales de biens de consommation ont augmenté de 9,7% d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre, soit 0,2% de plus qu&rsquo;à la même période de l&rsquo;année dernière. Parmi elles, l&rsquo;accélération de la croissance de la consommation automobile a été la principale contribution. « La croissance des ventes de voitures n&rsquo;est pas si rapide en soi, mais le prix unitaire moyen a augmenté davantage, ce qui montre que la demande en voitures s&rsquo;améliore et que la structure s&rsquo;améliore », a analysé Mao Shengyong. De son côté, le taux de croissance des ventes en ligne a dépassé 37%, soit une augmentation de 5,4% par rapport à la même période de 2016. Parallèlement, la consommation en ligne a conduit au développement de l&rsquo;intégration de la consommation hors ligne.<br />
De même, le pouvoir de soutien de la nouvelle énergie cinétique continue d&rsquo;augmenter. L&rsquo;énergie cinétique émergente s&rsquo;accélère, et la fabrication de matériels et les industries de haute technologie continuent de maintenir une croissance relativement rapide. Par exemple, le taux de croissance des robots industriels a dépassé 25% et celui des véhicules à énergies nouvelles a dépassé les 178%.<br />
Les conditions d&rsquo;un développement économique de qualité continuent quant à elles de s&rsquo;accumuler : en janvier et février, le taux de chômage surveillé en zone urbaine était inférieur à 5%, en légère diminution par rapport à la fin de l&rsquo;année dernière et à la même période. S&rsquo;appuyant sur la croissance élevée de l&rsquo;année dernière, les exportations ont augmenté de 18% d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre. En même temps que le développement économique, l&rsquo;environnement écologique de la Chine s&rsquo;est amélioré : ainsi, en janvier, le nombre moyen de journées de bonne qualité a été de 68,6% dans 338 villes de niveau préfecture et au-dessus, en hausse de 8,6% par rapport à l&rsquo;année précédente, A noter également en particulier à Beijing, où ce pourcentage moyen a atteint 80,6%, en amélioration de 29% par rapport à l&rsquo;année précédente.<br />
Enfin, le rapport de travail du gouvernement de cette année a fixé un objectif de croissance économique situé autour de 6,5%. À cet égard, M.Mao a déclaré que lors des 10 derniers trimestres, la croissance du PIB de la Chine est demeurée à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une fourchette de 6,7% à 6,9%, ce qui montre que la stabilité de l&rsquo;activité économique de la Chine s&rsquo;est renforcée, et que parvenir à atteindre un objectif de croissance de 6,5% est conditionnel.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">Ce qu&rsquo;il faut savoir sur la réforme du système de gouvernement chinois</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 80%;"><em>Zhu Dongjun, journaliste au Quotidien du Peuple</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le plan de réforme institutionnelle du Conseil des affaires d&rsquo;État &#8211; le gouvernement chinois &#8211; a été soumis pour examen à la 13<sup>e</sup> ANP le 13 mars. Aux termes du projet, le Conseil des affaires d’État verra une réduction de 8 de ses ministères ou départements de niveau ministériel, et de 7 de ses organismes de niveau vice-ministériel. A ce jour, outre son Bureau général, le Conseil des affaires d’État est composé de 26 départements.<br />
Le même jour, Liu He, membre du Comité central du PCC et directeur du Bureau pilote du gouvernement central pour les finances, a publié un article signé dans le <em>Quotidien du Peuple</em>, intitulé « L&rsquo;approfondissement de la réforme des institutions du Parti et de l&rsquo;État est un changement profond », dans lequel il indique que « L&rsquo;approfondissement de la réforme des institutions du Parti et de l&rsquo;État est une réforme en profondeur destinée à faire avancer la modernisation du système de gouvernance nationale et de la capacité de gouvernance du pays ».<br />
L&rsquo;article souligne que l&rsquo;approfondissement de la réforme des institutions du Parti et de l&rsquo;État est une nécessité historique et pratique, c&rsquo;est une exigence inévitable de la nouvelle ère d&rsquo;adhésion et de développement du socialisme aux caractéristiques chinoises, du renforcement des capacités de gouvernance à long terme du Parti, de l&rsquo;auto-amélioration et du développement du système socialiste, de la réussite de l&rsquo;objectif du « Double centenaire », de la construction d&rsquo;un pays socialiste moderne et de la réalisation du grand rajeunissement de la nation chinoise.<br />
Par ailleurs, l&rsquo;article analyse les cinq caractéristiques distinctives de ce changement :<br />
Premièrement, le renforcement du leadership global du Parti est la question centrale. Il faut établir et améliorer le mécanisme de leadership du Parti en tant que tâche majeure, renforcer la position de leadership du Parti au sein des organisations de même niveau, permettre aux organismes fonctionnels du Pari de jouer leur rôle à plein, coordonner l&rsquo;établissement des agences du gouvernement et du Parti, et promouvoir la réforme du système d&rsquo;inspection de la discipline du Parti et du système de supervision national.<br />
Deuxièmement, l&rsquo;exhaustivité de la portée de la réforme est une caractéristique importante. La réforme institutionnelle est une réforme globale, puisqu&rsquo;elle concerne le Parti, le gouvernement, l&rsquo;ANP et la CCPPC, les organisations judiciaires, de masse, sociales, les institutions, les différentes régions militaires et les organismes centraux et locaux à tous les niveaux. Il est nécessaire d&rsquo;optimiser l&rsquo;organisation des organismes gouvernementaux et la répartition des fonctions, de prendre des dispositions générales pour la réforme des forces et des groupes du Parti et du gouvernement, et de mettre en place les institutions locales de manière rationnelle.<br />
Troisièmement, la profondeur de la réforme est révolutionnaire. Cette réforme n&rsquo;échappera pas à un ajustement du pouvoir et des intérêts, et elle va devoir au contraire intégrer les intérêts traditionnels existants et redéfinir le nouveau schéma d&rsquo;intérêts.<br />
Quatrièmement, la conception de la réforme reflète sa nature scientifique. Il faut adhérer au principe d&rsquo;un seul type de problème coordonné en principe par un seul département, et d&rsquo;une seule chose dépendant en principe de la responsabilité d&rsquo;un seul département ; il faut établir avec finesse les ministères et leurs organes internes à tous les niveaux, procéder à une allocation scientifique du pouvoir, réduire le nombre d&rsquo;agences, simplifier le niveau intermédiaire, favoriser la mise en œuvre d&rsquo;une gestion lissée, former un système d&rsquo;organisation hautement efficace du haut vers le bas ; avoir une bonne compréhension et mettre en œuvre la division des responsabilités au sein du Parti et du gouvernement, mettre sur pied une organisation chargée de la gestion et de la sécurité des anciens militaires ; permettre aux régions de créer des fonctions d&rsquo;allocation et institutionnelles en fonction des conditions locales, pour permettre la mise en œuvre du concept « un vers plusieurs » et « plusieurs vers un ».<br />
Cinquièmement enfin, les résultats de la réforme doivent être statutaires. Nous devons améliorer les lois et les règlements du Parti et des institutions étatiques, renforcer la rigueur des contraintes liées à la gestion des organismes, intensifier la création des agences chargées d&rsquo;enquêter et de sanctionner les violations à la discipline augmenter les enquêtes institutionnelles et punir les violations de la discipline et des lois, et poursuivre et rechercher avec le plus grand sérieux les responsabilités.<br />
A la fin de l&rsquo;article, Liu He a souligné que l&rsquo;approfondissement de la réforme du Parti et des institutions de l&rsquo;Etat est un projet systématique : la tâche est ardue et compliquée et son organisation sera difficile à mettre en œuvre. Le leadership du Parti doit être renforcé, et la mise en œuvre de la réforme doit être faite de manière ordonnée et conformément à la loi, pleinement libérer l&rsquo;enthousiasme au niveau du gouvernement central et local, et assurer une application méticuleuse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 120%;">Le réseau ferroviaire TGV atteindra 38 000 km d&rsquo;ici à 2025</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 80%;"><em>Li Yingqi, journaliste au Quotidien du Peuple</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Lu Chunfang, membre du Comité national de la CCPPC, ingénieur-construction en chef de la ligne à grande vitesse Beijing-Shanghai et membre de l&rsquo;Académie chinoise d&rsquo;ingénierie, a révélé dans une interview accordée en marge des Deux sessions qu&rsquo;en 2025 le kilométrage de lignes ferrées à grande vitesse exploitées en Chine atteindra 38 000 kilomètres, permettant à toujours plus de gens de voyager à bord de trains à grande vitesse.<br />
Selon Lu Chunfang, dans l&rsquo;avenir, outre continuer à maintenir un niveau élevé de construction ferroviaire, la Chine se concentrera également sur l&rsquo;amélioration de plusieurs secteurs en termes d&rsquo;innovation scientifique et technologique, à savoir la sécurité, l&rsquo;intelligence, la grande vitesse et le respect de l&rsquo;environnement.<br />
À l&rsquo;heure actuelle, le kilométrage de voies ferrées exploitées dans l&rsquo;ensemble du pays est de 127 000 kilomètres, dont celui consacré à la grande vitesse est de 25 000 km, et la structure ferroviaire principale à grande vitesse « quatre verticales et quatre horizontales » a été achevée et mise en service avant l&rsquo;échéance prévue. Par ailleurs, le taux d&rsquo;électrification ferroviaire et le taux de doubles lignes en Chine ont respectivement atteint 68,2% et 56,5%, se classant au premier et deuxième rangs mondial.<br />
En plus du réseau ferroviaire domestique qui s&rsquo;étend dans toutes les directions, la Chine approfondit également la coopération internationale dans ce domaine. À la fin de février 2018, le nombre de trains cumulés reliant la Chine à l&rsquo;Europe cumulée a ainsi dépassé les 7 200, celui des routes ouvertes a atteint 61, reliant 38 villes de Chine à 36 villes de 13 pays européens, devenant un événement marquant de la construction de l&rsquo;initiative « Une Ceinture, une Route ».</p>
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