Archives mensuelles : juin 2018

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ACTUEL 49 – Le Yémen, nouvel épicentre stratégique ?

Alors que nous émergeons à peine de quelques décennies post-guerre froide aussi chaotiques qu’opaques, la tectonique des puissances révèle les grandes failles qui fracturent le monde et le rendent historiquement toujours aussi prolifique. Si nous ne sommes plus au commencement de l’Histoire, nous sommes assurés d’être aussi loin de son terme, car l’humanité est comme le fleuve d’Héraclite, l’eau qui y coule n’est jamais la même. Qu’on ait discerné un « sens de l’histoire » qui s’accorderait à une dynamique est-ouest universelle ne signifie pas son épuisement aux côtes californiennes mais, bien au contraire, sa capacité à poursuivre le mouvement ailleurs ou à le réinventer par-dessus l’océan Pacifique. Personne ne nous condamne à un retour au « précolombien », tout nous invite à enclencher le énième cycle de notre Histoire. Malgré la caricature qu’en fit Marx, nous savons que l’Histoire ne se répète pas et qu’il conviendrait que nous soyons capables d’en discerner les évolutions, notamment celles qui affectent nos mécanismes stratégiques. Lire la suite

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« Une ceinture, une route »

ou
le versant chinois de la mondialisation1

En avril 2013, quelques mois seulement après son intronisation au poste suprême du Parti Communiste Chinois (PCC) et dès son investiture à la présidence de la République populaire de Chine, XI Jinping a évoqué l’idée d’un « rêve chinois » – Zhongguo mèng -, en réalité un dessein qu’il indiquait comme ligne de vie au peuple chinois : « restaurer la gloire passée de la Chine et de l’Etat, rappeler le désir séculaire d’une Chine moderne, riche et puissante, rendre les Chinois fiers et heureux afin de maintenir la stabilité sociale ». Ce rêve ne relève pas du mirage ou de l’utopie, comme des Occidentaux rationalistes pourraient le comprendre, mais bien d’une perspective qui, pour être éloignée dans le temps, n’en consiste pas moins en un « projet » et un objectif en termes stratégiques. Lire la suite

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« Une ceinture, une route »

ou
le versant chinois de la mondialisation1

En avril 2013, quelques mois seulement après son intronisation au poste suprême du Parti Communiste Chinois (PCC) et dès son investiture à la présidence de la République populaire de Chine, XI Jinping a évoqué l’idée d’un « rêve chinois » – Zhongguo mèng -, en réalité un dessein qu’il indiquait comme ligne de vie au peuple chinois : « restaurer la gloire passée de la Chine et de l’Etat, rappeler le désir séculaire d’une Chine moderne, riche et puissante, rendre les Chinois fiers et heureux afin de maintenir la stabilité sociale ». Ce rêve ne relève pas du mirage ou de l’utopie, comme des Occidentaux rationalistes pourraient le comprendre, mais bien d’une perspective qui, pour être éloignée dans le temps, n’en consiste pas moins en un « projet » et un objectif en termes stratégiques. Lire la suite