La déconstruction
Comme nous l’avons évoqué précédemment (voir chapitre 5), le temps des organisations a été simultanément celui des idéologies et des dogmatismes. Après un XIXe siècle romantique, libéral et individualiste, le XXe siècle a été celui des « systèmes » fondés sur des théories radicales prônant les rapports de forces (guerres nationales, lutte des classes, mercantilisme…), l’étatisme, le collectivisme. Parmi les principes des Lumières, la liberté (individuelle) était sacrifiée à l’égalité (en fait le nivellement), et la fraternité cédait le pas à la « camaraderie ».
Mais, dans le même temps et dès la fin du XIXe siècle, s’amorça un puissant courant de contestation et d’opposition aux « ordres établis », qu’ils fussent anciens ou nouveaux, courant amplifié par le démembrement des empires, les désastres des guerres mondiales ou la déroute des idéologies. Ce mouvement, toujours en cours, est celui de la « déconstruction ». Lire la suite
